CONGO-BRAZZAVILLE : Denis Sassou Nguesso porté disparu !

Les informations qui nous parviennent du Congo, depuis hier, sont alarmantes. Pour la seule journée de mardi, 20 octobre, il y aurait eu, au moins, huit morts, selon une source de l'opposition. Le ministre de l'Intérieur, Raymond-Zéphyrin Mboulou, lui, ne reconnaît que quatre personnes tuées et des blessés. A noter que Thierry Moungala, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, de son côté, a annoncé « zéro mort ».

Face à l'extrême gravité de la situation qui prévaut dans le pays, la question mérite d'être posée : Où est (que fait) le président de la République, auteur de tout ce désordre ? Alors qu'il est parti avec son épouse et quelques proches, dont son directeur de cabinet, se réfugier à Oyo, son village natal, plusieurs membres de sa famille ont déjà quitté le Congo pour des pays étrangers : France, Emirats arabes unis, Canada, Etats-Unis. Cette vague va s'accentuer, dans les jours à venir, Sassou ne se décidant pas à retirer son texte, comme l'opposition et la communauté internationale le lui demandent.

Selon certains observateurs locaux, l'armée, la police et la gendarmerie continuent de réprimer la population qui est interdite de manifester, mais des signes montrent que Sassou ne maîtrise plus la situation, qui est hors contrôle. Il a perdu la main et ne pèse plus sur les événements.

La position de l'Union africaine et du Conseil de sécurité est attendue, l'organisation panafricaine condamnant sans appel les tentatives de modification de la constitution pour favoriser une situation personnelle.

Ce mercredi, 21 octobre, à Brazzaville, il y a, déjà, eu trois morts dans les heurts qui opposent les jeunes aux forces de l'ordre, qui tirent à balles réelles. Plusieurs sources font état de pillages de magasins dans Brazzaville et Pointe-Noire. Voitures calcinées, pneus en feu, barricades ici et là, voilà le triste spectacle qu'offre le pays de Sassou, le "réconciliateur suprême" de la RCA.

Dans le camp du pouvoir, beaucoup reconnaissent en privé que la bataille est déjà perdue. Ils se demandent pourquoi leur chef ne jette pas l'éponge.