CONGO-BRAZZAVILLE : Des dignitaires du régime commencent à quitter la barque PCT pendant qu'il est encore temps

Plusieurs pontes du régime congolais n'attendent que les premiers coups de feu pour prendre la poudre d'escampette. Pour aller qui de l'autre côté du fleuve Congo, qui vers le Cameroun, qui vers le Gabon, sinon dans des chancelleries de la place, pour obtenir l'asile.

Le président, Denis Sassou Nguesso, n'ayant pas, encore, retiré son projet de constitution (il a jusqu'à minuit pour le faire), comme l'opposition le lui demande, la grande manifestation du 20 octobre de l'IDC-FROCAD, à Brazzaville, devrait se tenir avec l'ambition affichée d'appeler à la démission (immédiate) de Denis Sassou Nguesso pour cause de « coup d'état constitutionnel ».

Certains pontes du régime, n'ont pas attendu que l'heure devient grave pour commencer à évacuer, dans la discrétion, des biens de valeur et parents, rappelant les moments sombres de l'histoire du Congo des vingt dernières années.

D'autres affichent leur hostilité à l'endroit de Sassou et son PCT, avec courage et détermination. C'est, par exemple, le cas du Jacques Bananganzala, actuellement, membre du Comité central du PCT, et secrétaire général du Conseil national de la communication, qui a démissionné du parti.

Autre démission de taille : le député d'Ignié (dans le Pool), Cyr Ebina, qui appartenait à la majorité présidentielle et Epiphane Kidié, député PCT de Ouenzé (Brazzaville), ont rendu leur carte d'adhésion. Deux grosses pertes pour le parti.

Député PCT de Ouenzé, également, Edith Ebourifé a, lui aussi, démissionné du PCT.

Pierre Ngollo, le secrétaire général conduit, donc, une barque (PCT) qui est en train de prendre l'eau de toutes parts. Depuis le 17 octobre, la ville de Brazzaville se vide, considérablement, de sa population. L'aéroport Maya Maya ainsi que les gares sont pris d'assaut par des voyageurs apeurés.

De l'avis général, seul Sassou peut remettre de la tranquillité dans la pays : en annonçant urbi et orbi qu'il n'y aura pas de référendum le 25 octobre et qu'il retire son projet de constitution controversé. S'il ne le fait pas, le Congo risque de faire un saut dans l'inconnu.