CONGO-BRAZZAVILLE : « Il n'y aura pas de vote référendaire au Congo » (dixit IDC-FROCAD)

CONGO-BRAZZAVILLE : « Il n'y aura pas de vote référendaire au Congo » (dixit IDC-FROCAD)

Les raisons profondes du changement aussi brutal de la constitution par Denis Sassou Nguesso se précisent.

Deux articles retiennent particulièrement l'attention :

« Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit » (Article 10 de la nouvelle constitution de Sassou).

L'article 91 va plus loin :

« Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l'occasion de l'exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le président de la République après la cessation de ses fonctions ».

On peut lire plus loin encore :

« La violation des dispositions ci-dessus constitue un crime de forfaiture ou de haute trahison, conformément à la loi ».

Même un étudiant débutant en première année de droit, comprend, aisément, les raisons profondes qui motivent le « coup d'état constitutionnel » qui s'annonce. Sassou, en effet, veut rester président pour continuer à piller le Congo, lui et son clan. Mais, plus grave, il veut mourir au pouvoir pour ne jamais rendre compte de ses nombreux crimes de sang et autres qui sont imprescriptibles.

Ceux de son camp qui le soutiennent dans son idée de changer la constitution, connaissent-ils, seulement, les vraies raisons qui motivent sa volonté de tout braver pour rester président de la République, quel qu'en soit le prix ?

Toujours est-il qu'après avoir bravé la peur, les Congolais sont décidés à barrer la route à un tel gangstérisme politique d'un autre temps.

Malheur au soldat qui tirera sur un citoyen congolais car il alourdirait son cas et celui de Sassou à la Cour pénale internationale.

L'IDC et FROCAD, les deux plateformes de l'opposition congolaise, ont annoncé la couleur, ce mardi, 6 octobre, à Brazzaville.

Elles demandent à la population de se tenir prête pour des actions à venir. Car pour elles, « il n'y aura pas de vote référendaire au Congo ».