CONGO-BRAZZAVILLE : Les durs ont remporté une bataille mais pas la guerre

L'information annoncée, ce soir, en exclusivité, sur notre site, ne s'est pas confirmée. Mais si elle ne s'est pas confirmée, elle est loin d'être une fausse information. Car tout ce que nous avons dit est vrai. Il y a de très fortes pressions qui s'exercent sur Sassou à l'heure actuelle, afin qu'il abandonne son idée de référendum qui est loin de faire un « consensus » comme le lui avait demandé François Hollande.

Une bataille a, donc, lieu entre ceux qui prônent le retrait (et la négociation pour la suite du processus) et les radicaux dont fait partie le ministre de l'Intérieur.

Comme hier, au Burkina Faso où s'était présenté à peu près le même cas de figure, la force des armes n'aura pas le dessus. Tôt ou tard, Sassou cédera, mais à quel prix ? On souhaite que celui-ci soit le plus bas possible en termes de vies humaines et de destruction des biens.

Le pouvoir a le dos au mur. Un seul mort (pas deux), et c'est la Cour pénale internationale pour le tireur et son donneur d'ordre, c'est-à-dire, le président Denis Sassou Nguesso. Ce n'est pas de la rigolade. Les Américains le lui ont dit.

Raymond Zéphyrin Mboulou n'était pas attendu à la télévision ce soir. C'est son patron, Denis Sassou Nguesso qui était annoncé.

Mboulou a livré son propos. Le peuple congolais a pris acte.