AFRIQUE DU SUD : La banque ABSA accuse l'une des épouses de Jacob Zuma de « transactions douteuses »

Jacob Zuma, chef de l'Etat sud-africain, est un polygame bon teint, qui s'affiche, fièrement, comme tel. Chez les Zoulou, son ethnie, la polygamie n'est pas un crime. Selon des statistiques officielles, il compte trois épouses (qui sont toutes premières dames) et cinq maîtresses reconnues par l'administration, avec une ribambelle d'enfants et de petits enfants. Pour nourrir tout ce monde, on pense savoir que son seul salaire de chef d'Etat, bien que cossu, est loin d'être suffisant. C'est la raison pour laquelle il s'adonne à des acrobaties financières qui alimentent, régulièrement, la chronique judiciaire.

De ses trois épouses, Tobeka Madiba Zuma, la dernière arrivée en 2008 ( devenue la préférée du président pour certaines langues fourchues) semble être, aussi, la plus avide d'argent (sa photo aux côtés de Jacob Zuma lors de la visite du couple Obama à Pretoria le 29 juin 2013). Elle est, pleinement, liée à la famille Gupta dont elle est employée à plein temps, et utilise le nom de son mari pour arrondir, confortablement, ses fins de mois. D'autant plus que contrairement à la plupart des chefs d'Etat africains, Jacob Zuma, lui, ne peut être président à vie : l'opposition cherche même à le dégager de son fauteuil avant la fin de son mandat en 2019. Voilà donc que du jour au lendemain, une forte somme d'argent (évaluée à plusieurs millions de rands sud-africains) est déposée sur le compte de Tobeka. La Banque Absa (qui est l'une des plus grandes du pays) attend des justificatifs de la première dame, en vain. Ne voyant rien venir, elle lui adresse un courrier d'une courtoisie papale, qui ne fait l'objet d'aucune réponse non plus. Cette affaire survient au moment où l'agence de notation Moody's vient de dégrader, successivement, la note de trois banques sud-africaines. En plus, il y a l'environnement socio-politique et des affaires qui est tout simplement exécrable avec une croissance à peu près nulle, un chef d'Etat qui vient de limoger son ministre des Finances et l'a remplacé par un copain qui est soupçonné d'avoir été désigné à cette place pour favoriser certaines transactions douteuses pour le compte du président de la République, le chef de l'Etat lui-même est embourbé dans des affaires qui font qu'il n'est pas impossible qu'on le démissionne avant la fin de son mandat en 2019, et la famille Gupta, la plus riche du pays, qui semble s'être servie sur le dos des contribuables avec la bénédiction du président de la République, avec qui elle entretient des relations incestueuses, etc. Bref, il y en a suffisamment pour contraindre la Banque Absa à ne pas s'attirer les foudres des instances du contrôle pour avoir fermé les yeux lors d'une transaction douteuse de Mme Zuma.

Selon le Sunday Times, la provenance de millions de rands déposés sur le compte bancaire de la Première dame, n'ayant pas été justifiée, Absa s'achemine vers la fermeture du compte de la première dame, sinon elle risque d'être sanctionnée par l'Autorité de contrôles bancaires.

L’année dernière, cette même banque avait, déjà, fermé plusieurs comptes appartenant, cette fois-ci, à Duduzane Zuma, un des fils du chef de l’Etat, invoquant les mêmes raisons.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
heureusement du côté d'Afrique du Sud, une telle banque peut facilement agir; mais qu'en est-il du côté de Brazzavile dns l'Oyocratie et la mpilacratie des SASSOU NGUESSO e de ses avrotons de fils, de ses membres de clan mbocie dits d'Oyocratie ? Rien de cela ne peut se faire sinon vous êtes envoyé en prison par le fameux procureur de lèche-botte OKO NGAKAL, ah !!! le monde africain

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