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UNION EUROPEENNE : L'adoption d'un passeport sanitaire en débat

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mer 17/03/2021 - 17:02
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Se dirige-t-on oui ou non vers l'établissement d'un passeport sanitaire dans les pays membres de l'Union européenne, dans les tout prochains mois ? C'est une question de plus en plus lancinante qui se pose au sein de cet ensemble et qui a ses adeptes autant que ses pourfendeurs.

La Commission européenne va présenter ce mercredi, 17 mars, un «certificat vert numérique» pour permettre aux Européens de voyager, librement, cet été. Sur la forme, le certificat devrait être doté d'un QR code à présenter depuis son smartphone ou sur une feuille de papier. Prévu pour une mise en place au mois de juin, ce certificat devrait faire l'objet de débats animés à Bruxelles, car tous les pays membres ne sont pas à ce jour convaincus. Et avec l'interdiction du vaccin AstraZénéca dans plusieurs pays européens, la réticence à se faire vacciner augmente incontestablement.

 

La Commission européenne veut mettre en place à travers ce certificat une «preuve numérique qu'une personne a été vaccinée, a guéri du Covid-19 ou a reçu des résultats négatifs à son test». «Le but de ce certificat la libre circulation des citoyens entre Etats membres»poursuit la Commission européenne. L'agence européenne du médicament (EMA) a d'ores et déjà approuvé un tel projet, à condition que les vaccins présentés sur le certificat fassent partie de ceux autorisés en Europe : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca/Oxford, et Johnson & Johnson. Le vaccin russe et les vaccins chinois ne pourront donc a priori pas être reconnus sur le «certificat vert». L'idéologie ayant entraîné le refus de valider les vaccins russe et chinois (alors qu'ils sont déjà administrés dans certains pays européens), a pris le pas sur les impératifs de santé publique. Les deux principales puissances européennes, à savoir, l'Allemagne et la France, se sentent mal à l'aise à l'idée de valider la supériorité scientifique des puissances jugées inférieures sur le plan technologique, la Russie et la Chine.

 

Par rapport au passeport sanitaire, la Commission prévoit de mettre à disposition un cadre européen autour de ce certificat, mais celui-ci ne devrait pas contraindre les pays membres mais leur donner une base commune sur laquelle travailler avant que chacun ne fixe les contours sur son propre sol. Il en reviendra également à chaque Etat de «vérifier qu'un tel passeport puisse être utilisé de façon sécurisée» sur son sol.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, affirme qu'un tel outil permettrait de « faciliter la vie des Européens » et « graduellement leur permettre de se déplacer en sécurité dans l'UE et à l'extérieur, pour le travail ou pour le tourisme ». Il aurait, également, une influence certaine sur le déplacement des Africains (sur notre photo ci-dessous, la visite d'Ursula von der Leyen au président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat en décembre 2019 à Addis Abeba). Les pays du Sud, très dépendants au tourisme, comme la Grèce et l'Espagne, ont répété à l'envi leur volonté de mettre en place de tels outils depuis le mois de juin, mais, en France ou en Allemagne, les réticences sont plus grandes.

 

 

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