GABON : Shell s'en va presque ! La fin d'une époque ?

Shell a précisé dans un communiqué que, ce faisant, il cédait la totalité de ses actifs terrestres au Gabon, à savoir, cinq champs et des participations dans quatre autres champs que la major n'exploite pas directement. C'est la fin d'une époque.

Les activités transférées comprennent, aussi, un oléoduc entre Rabi et Gamba et le terminal pétrolier de Gamba Sud.
Ces champs ont permis, en 2016, la production de 41.000 barils équivalent-pétrole par jour.

L'acheteur est Assala Energy Holdings, qui appartient à la société d'investissement Carlyle. Outre le prix d'acquisition, il va prendre en charge une dette de 285 millions de dollars liée à ces activités. Il pourrait, aussi, devoir verser jusqu'à 150 millions de dollars supplémentaires à Shell en fonction de l'évolution des prix et de la production de ces activités.

Environ, 430 employés de Shell, sur place, passeront sous l'égide d'Assala Energy lorsque la transaction aura été bouclée, vers le milieu de l'année d'après Shell.
Pour cette major pétrolière, cette vente va entraîner l'inscription d'une perte exceptionnelle de 53 millions de dollars sur son résultat après impôt dans les comptes du premier trimestre 2017.

"Shell est fier de ce qu'il a fait au Gabon lors des 55 dernières années. La décision de vendre n'a pas été prise à la légère, mais, entre dans la stratégie de Shell de se concentrer sur la production en amont là où il est le plus compétitif", a expliqué Andy Brown, le directeur de Shell pour "l'amont" - qui comprend l'exploration et la production de pétrole brut et de gaz naturel.

La compagnie pétrolière conserve, toutefois, deux permis d'exploration pour des blocs offshore (en mer) au large du Gabon.

Le départ de Shell de l'onshore gabonais intervient après la réduction de voilure annoncée dans ce pays par le français Total, à la fin février, avec la cession d'activités pour quelque 350 millions de dollars à la société franco-britannique, Perenco.

Du côté de Shell, cette cession s'inscrit dans un vaste plan de cessions d'actifs, visant un total de 30 milliards de dollars de ventes dont 15 milliards engagés en 2016. Le groupe, qui se remet, doucement, sur pied, grâce à une relative meilleure tenue des cours du brut depuis la fin de l'année dernière, a annoncé, début mars, la cession de 8,5 milliards de dollars d'actifs dans le sable bitumineux au Canada.

La major entend mettre l'accent sur l'exploitation en eaux profondes et dans le gaz, en s'appuyant pour ce dernier sur les actifs, récemment, absorbés avec l'acquisition du britannique, BG Group.

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