JAPON-AFRIQUE : Vers un nouveau type de relations ?

La conférence, dans la capitale britannique, était coorganisée par Royal African Society (RAS) et  le gouvernement du Japon sur le thème : « Japon & Afrique : un nouveau type de relations? ».  Il en est ressorti, le sentiment  marquant, que le continent africain est en train de passer d'un statut de dépendance à un statut d'autonomie, avec l'appui du Japon et d'autres partenaires au développement.

La conférence a fait intervenir deux experts dans le domaine du développement international, qui ont discuté de l'avenir de l'Afrique. Akihiko Tanaka, professeur à l'Université de Tokyo et ancien président de JICA (Japan International Cooperation Agency, Agence japonaise pour la coopération internationale), a participé à une discussion avec Charles Boamah, vice-président en charge des finances de la BAD (Banque africaine de développement).

Tanaka estime que les pays africains devraient jouer un rôle inestimable pour le Japon dans les décennies à venir, en tant que partenaires toujours plus importants et qui représentent un énorme potentiel commercial.

Dans son allocution, Akihiko Tanaka a présenté son plan en quatre points pour l'Afrique :

- Croissance durable : Ce qui est consommé en Afrique doit être produit en Afrique.

- Développement inclusif : Importance de l'infrastructure économique.

- Bonne gouvernance : Accélérateur de croissance.

- Sécurité : Même si le nombre de guerres civiles a diminué, les citoyens sont toujours menacés par le terrorisme et la violence.

Le professeur, Akihiko Tanaka, a déclaré, en outre : « Habituellement, lorsque l'on entend parler de l'Afrique, il est rare que l'on pense au Japon et de même, lorsque l'on pense au Japon, il est rare que l'on fasse le lien avec l'Afrique. En fait, le Japon et l'Afrique travaillent en étroite collaboration depuis des décennies – et nous nous rapprochons de plus en plus ».

« Nous avons besoin de renforcer le cap de développement de l'Afrique dans la première décennie du 21e siècle – en optimisant les capacités humaines, en développant les infrastructures et en encourageant le secteur privé dans le but de faire progresser les investissements. Pour y parvenir, nous avons besoin de redoubler nos efforts pour faire face à la baisse des prix de certains produits de base comme le pétrole, renforcer les soins de santé primaires et juguler les courants d'extrémisme violent, qui se sont infiltrés dans certaines régions de l'Afrique. »

Charles Boamah, quant à lui, a souligné : « Les priorités doivent être les suivantes : Eclairer et l'alimenter en énergie pour faire face au déficit énergétique ; nourrir l'Afrique, en revisitant l'ensemble de la chaîne alimentaire et en améliorant la productivité dans l'agriculture ; industrialiser l'Afrique, en remédiant à sa faible contribution aux échanges industriels ; intégrer l'Afrique, en améliorant le commerce intrarégional ; et enfin, améliorer la qualité de vie des Africains en termes de travail et de compétences.

Ces objectifs doivent être atteints selon les principes qui sous-tendent la TICAD, notamment, l'appropriation et le partenariat. La TICAD et le Japon ont, toujours, reconnu que le développement commence avec l'appropriation du processus par les Africains, avec le soutien de nos partenaires et amis. »

Le Japon est, désormais, engagé, depuis plus de vingt ans, dans la promotion de la paix et de la stabilité, en Afrique, dans le cadre de partenariats de collaboration. Ce partenariat a pour volonté de permettre à l'Afrique de s'approprier son propre avenir et de maintenir les engagements de la communauté internationale.

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