AFRIQUE DU SUD : Jacob Zuma n'arrive pas à contenir la grogne dans les campus

Des heurts violents se sont produits dans la soirée du mercredi, 28 septembre, entre étudiants et les agents de sécurité du campus de Doornfontein, de l'université de Johannesburg.

Et à Grahamstown, dans la province du Cap oriental, onze étudiants, au moins, de l'Université de Rhodes ont été arrêtés pour avoir, apparemment, bravé une interdiction de manifester sur le territoire de l'université.

"Toute personne qui menace, intimide ou interdit la tenue de cours viole cette interdiction", a expliqué Luvuyo Mjekula, capitaine de la police, sur le site internet News 24.
"Les étudiants ont été vus aujourd'hui (mercredi) en train de perturber des cours. Cela revenait à menacer d'autres personnes. La police se devait de réagir", a-t-il ajouté.

Des images vidéo ont montré la police faisant usage de balles en caoutchouc, intimant l'ordre aux étudiants de se disperser, avant de pousser les protestataires vers des fourgons. Pourtant, les franchises universitaires interdisent, théoriquement, aux forces de l'ordre de faire irruption à l'intérieur des campus universitaires. Ceux-ci sont considérés comme des sanctuaires.

Par la suite, des campus ont été, temporairement, fermés en raison des actions de protestation, en particulier, à l'Université du Cap, l'Université Wits à Johannesburg et l'Université de technologie de Durban.
La police anti-émeutes utilise, depuis dix jours, face aux étudiants protestataires, des balles en caoutchouc et des grenades paralysantes.

Le gouvernement sud-africain a donné, la semaine dernière, son aval à une augmentation des frais universitaires limitée à 8%, soit, une hausse supérieure à l'inflation annuelle de 6%.
Les frais de scolarité annuels oscillent, selon les universités, entre 30.000 et 60.000 rands (1.900 à 3.800 euros environ).

Même si les autorités ont laissé le soin, à chaque établissement, de fixer le montant de l'augmentation, leur feu vert a provoqué la colère des étudiants, qui réclament l'éducation gratuite pour tous.

Le sujet très sensible des frais de scolarité avait, déjà, provoqué, l'an dernier, un vaste mouvement de protestation dans les universités sud-africaines, qui avait contraint le gouvernement à geler la hausse pour l'année 2016.

Avec AFP

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