Burundi : Nkurunziza ferme les écoles qui ont moins de 20% de réussite aux examens nationaux

S'agit-il d'un autre coup de colère de celui que les Burundais appellent (gentiment) le « petit despote de Bujumbura » (Pierre Nkurunziza) ? Après réduit de deux tiers, le budget de l'Education nationale, cette année, par rapport à celui de l'année dernière, le président du Burundi a autorisé la fermeture des établissements scolaires privés, qui n'arrivent pas à obtenir des résultats supérieurs à 20% dans les examens nationaux. C'est la première fois qu'une telle mesure est arrêtée et appliquée dans le monde. On voudrait bien savoir ce qu'en pense l'Unesco ! Car c'est du jamais vu, du jamais entendu ! Nkurunziza bouscule tous les principes de vie et bafoue le droit de l'homme primaire, qui est celui d'être éduqué.

"Faisant suite à la publication des résultats des écoles publiques et privées au concours national d'admission à l'Enseignement Post-Fondamental (après la 9ème) comptant pour l'année scolaire 2015-2016..., toute école privée dont les résultats seront inférieurs à 20% audit concours, sera fermée après la clôture de l'année scolaire 2016-2017", a précisé la ministre burundaise de l'Education, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MEESRS), Janvière Ndirahisha (notre photo), dans une circulaire administrative adressée, mercredi, 5 avril, aux représentants légaux des écoles "particulièrement" concernées pour le moment.

La ministre a estimé que "moins de 20% de résultats, s'avère un indice d'incapacité pour l'école à atteindre le seuil minimal de qualité des enseignements et des apprentissages". Et d'ajouter que la visibilité de toute école se manifeste à travers les résultats obtenus aux évaluations nationales.

Le rôle de l'Etat est-il de trouver des moyens pour relever le niveau des enseignements (et des résultats) là où ils sont mauvais ou de sévir comme s'il se délectait de cette sanction qui va ajouter des problèmes aux autres multiples problèmes (sans solution) du très grand ministère (à tiroirs) de Janvière Ndirashisha ?

Après l'Education nationale, à qui le tour ? L'Etat va-t-il fermer les établissements de santé (qui faute de moyens) enregistrent beaucoup de morts sous prétexte qu'ils sont inopérants ?

Dans la République burundaise de l'homme du troisième mandat (entendez Nkurunziza), où il est interdit de manifester pour faire montre de son mécontentement, on n'est pas au bout de nos surprises.

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