CORONAVIRUS : L'Unesco lance une coalition pour les jeunes déscolarisés

Une grande coalition mondiale formée d'organisations internationales, d'ONG, d'entreprises privées, etc., s'est formée, jeudi, 26 mars, à Paris, pour aider le milliard et demi d'enfants et étudiants désormais privés d'établissement scolaire dans le monde en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé l'Unesco. Comme ses organisations sœurs que sont l'OMS, l'UNICEF et la Banque mondiale, qui sont en première ligne dans la survenue des effets du coronavirus, l'UNESCO ne pouvait pas être en reste. En suscitant cette coalition, elle remplit sa mission à un moment où on se pose la question du devenir des enfants directement ou indirectement frappés par cette pandémie.

Selon cette organisation onusienne, située Place Fontenoy, dans le 7e arrondissement parisien, 87% de la population scolaire et étudiante mondiale est touchée par les fermetures d'établissements dues au coronavirus, soit, plus de 1,5 milliard d'apprenants dans 165 pays. Cette coalition a pour but «d'aider les Etats à développer les meilleures solutions d'enseignement à distance et à atteindre les enfants et les jeunes les plus à risque», indique l'UNESCO.

«Jamais auparavant nous n'avions été témoins d'une perturbation de l'éducation à cette échelle», a déclaré la directrice générale de l'UNESCO, la Française, Audrey Azoulay (notre photo). De nombreux acteurs multilatéraux comme l'UNICEF, l'OMS ou la Banque mondiale, font, également, partie de cette coalition, ce qui ne peut que lui donner une importance encore plus grande. A leur côté, des entreprises privées (Microsoft, Google, Facebook, Weidong, KPMG...) pourront, aussi, «apporter leur savoir-faire en matière de technologie», et des organisations philanthropiques «s'engagent à mobiliser leurs ressources». L'initiative veut permettre de «rechercher des solutions équitables et un accès universel», à l'éducation en cette période exceptionnelle, les inégalités d'accès à Internet et donc à des cours en ligne étant immenses, y compris parfois au sein même des pays développés.

Les plus populaires