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CAMEROUN : Grosse colère de Paul Biya après que Boko Haram eut tué 13 de ses militaires en 72 heures

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ven 30/07/2021 - 12:41
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Depuis la Suisse où il termine quelques jours de congés bien mérités, le président camerounais, Paul Biya, est entré dans une colère noire après que son armée eut perdu treize hommes suite à deux attaques de la secte Boko Haram, dans l'Extrême-Nord du pays, en l'espace de 72 heures. Il a, immédiatement, envoyé son ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, sur place, pour ajuster le dispositif afin que cet acte soit, sévèrement, vengé (sur notre photo le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo accueille le président Paul Biya le 20 mai avant le grand défilé militaire).

Même si elle ne s'exporte pas sur des théâtres étrangers (en dehors du Centrafrique) à la demande des partenaires étrangers comme c'est la spécialité de l'armée tchadienne, l'armée camerounaise est, unanimement, reconnue comme étant très bonne. L'unité phare de celle-ci, le BIR (Bataillon d'intervention rapide qui est une armée dans l'armée) est directement managé par les Israéliens. L'efficacité de l'armée camerounaise a permis de contenir les assauts des Ambazoniens soutenus par des mercenaires nigérians dans le NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun) où la situation après cinq ans de conflit est presque, totalement, sous contrôle, hormis quelques excursions de bandits de grands chemins et autres coupeurs de route. L'armée camerounaise sécurise, aussi, la frontière Est où l'instabilité centrafricaine a tendance à s'exporter au Cameroun avec sa violence multiforme. A l'extrême-Nord où le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau (mort il y a quelques semaines) a échoué à implanter un califat comme il le souhaitait, pas un cm² du territoire camerounais n'est entre les mains des djihadistes, qui se concentrent dans le pourtour du Lac Tchad (côtés du Niger et du Tchad) et dans la forêt de Sambisa au Nord-Est du Nigeria.

A chaque fois, les djihadistes de Boko Haram viennent attaquer les soldats camerounais sur le sol camerounais avant de fuir se réfugier au Nigeria. Pour faire face à cette situation, les quatre pays victimes de ce djihadisme, à savoir, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ont mis sur pied, la FMM (Force multinationale mixte) de près de 10.000 hommes dont le quartier général se trouve à N'Djamena avec une base nationale dans chaque pays, celle du Cameroun se trouvant à Mora, près de la frontière avec le Nigeria.

Les soldats du BIR.Les soldats du Bataillon d'intervention rapide (BIR) ont prouvé qu'ils étaient redoutables sur le terrain.

Après l'assassinat (suicide) de Shekau par l'autre branche djihadiste rivale, l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest de Abou Mosab al-Bernaoui, les deux mouvements ont signé un accord de paix et promis de travailler ensemble. Ils bénéficient de l'arrivée de combattants désoeuvrés venus de Libye où l'accord de paix a mis beaucoup de djihadistes au chômage. Les résultats de cette entente ne se sont pas faits attendre : deux attaques très meurtriers pour 8 soldats à Sagme et 5 soldats à Zigué en l'espace de 72 heures. Un seul civil tué ou deux, ce qui montre que Barnaoui dont la stratégie épargne les civils (contrairement au sanguinaire Shekau), a pris le contrôle du djihadisme au Nord-Est du Nigeria. L'objectif plus que jamais est de créer un califat, ce qui n'a pas été le cas ces dernières années.

Cette mort de 13 soldats camerounais a créé une véritable désolation au Cameroun au point où le ministre de la Défense a clairement indiqué que la riposte des Forces armées camerounaises (qui est en train de se mettre en place) sera sans retenue et à la hauteur de l'affront subi par le Cameroun.

Muhammadu Buhari.Chef suprême d'une armée pléthorique corrompue et mal équipée, le général-président Muhammadu Buhari est le principal obstacle à la victoire des alliés (Tchad, Niger et Cameroun) sur le djihadisme de Boko Haram et de l'Etat islamique de l'Afrique de l'Ouest.

Si personne au Cameroun ne met en doute l'efficacité des militaires à pouvoir venger leurs petits camarades tombés sur le champ d'honneur, la lancinante question est dans la très grande faiblesse de l'armée nigériane. Les djihadistes font à peu près ce qu'ils veulent dans le Nord-Est du Nigeria au vu et au su d'une armée-passoire dont le chef suprême, le général-président, Muhammadu Buhari, disait conquérir le pouvoir avec comme principal objectif, l'éradication de la secte Boko Haram. Six ans après et à deux ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, les Nigérians n'ont que les yeux pour pleurer : échec sur toute la ligne qui fausse surtout les plans de défense des autres pays qui ne peuvent rien faire de très soutenu du moment où les djihadistes ont leur sanctuaire au Nigeria où ils ne rencontrent aucune réelle résistance.

Pour régler le problème durablement, l'armée camerounaise ne devrait-elle pas faire monter des renforts pour investir les 60.000 km² de la forêt de Sambisa (285 fois la superficie de la ville de Douala) afin de la nettoyer complètement (avec ou sans l'aide de l'armée nigériane) ? L'armée camerounaise a le droit de poursuivre les djihadistes sur le sol nigérian selon les accords signés par les deux pays.

On ne fait pas d'omelette sans casser les oeufs. Si on veut éradiquer le djihadisme au Nigeria, qu'on sécurise toute la forêt de Sambisa.

 

 

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