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COTE D'IVOIRE : Comment Ouattara a imposé un 3e mandat qui va conduire aux troubles de manière inévitable

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mer 21/07/2021 - 11:19
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Quand on parle de la transition en Côte d'Ivoire, il ne s’agit pas d’une reprise des revendications du Conseil national de transition (CNT), organe créé par l’opposition en novembre 2020 pour combler le vide juridique provoqué par la fin du 2ème mandat du président, Alassane Ouattara, sans qu’il y ait eu de véritables élections présidentielles pour le remplacer (sur notre photo Alassane Ouattara à Conakry crie victoire sur les institutions et le peuple de Côte d'Ivoire, aux côtés d'Alpha Condé organisateur du même coup d'état constitutionnel en Guinée).

Rappelons que Mr Alassane Dramane Ouattara sengageait en octobre 2020 dans la course à un autre mandat dune durée de 5 ans, le 3ème après les 2 premiers, sans y avoir droit selon la règle établie par le peuple de Côte d'Ivoire dans sa Constitution en août 2000 et retenue désormais dans lalternance au pouvoir,cest-à-dire, le changement de président de la République à la tête de l’Etat. La transition, cest la période, qui prépare le passage dune situation politique anticonstitutionnelle à une situation politique et juridique normale, cest-à-dire, conforme à la norme définie par la Constitution. Autrement dit, si la règle (accords contenus dans la Constitution) est rompue dune manière ou dune autre par un écart, il faut une brève période de préparation pour installer un nouveau consensus (accord) entre les citoyens.

Cest cette période intermédiaire entre deux situations, lancienne et la nouvelle, que lon appelle la transition en politique. Par exemple, si la Constitution est violée par un président en exercice pour continuer de rester au pouvoir (cas de Ouattara et d'Alpha Condé en Guinée, ndlr), il crée un désordre institutionnel, une perturbation dans le fonctionnement de l’Etat dont le rétablissement (la correction/la rectification) nécessite une transition sans lui bien entendu, puisqu'il est à lorigine du problème. Il ne peut donc plus se maintenir au pouvoir. Il doit démissionner de son poste et pourra être poursuivi pour haute trahison pour le viol de son serment sur le respect de la Constitution. Sil ne rend pas sa démission pour permettre louverture dune transition, le peuple souverain, cest-à-dire, le propriétaire du pouvoir d’Etat, se chargera légitimement de lui, en temps opportun et selon les moyens quil a à sa disposition.

Ouattara et Condé.Tôt ou tard, Ouattara et Condé, fossoyeurs de la démocratie en Côte d'Ivoire et en Guinée, devront être jugés par les tribunaux de leurs pays.

Au total, la transition, aujourd'hui, en Côte d'Ivoire, est une nécessité juridique, institutionnelle et non une simple revendication politique dune opposition, qui désirerait ardemment le pouvoir.

Car Mr Alassane Dramane Ouattara sest carrément installé dans une illégalité flagrante en brisant laccord (le consensus) qui lie les citoyens les uns aux autres en Côte d'Ivoire, à savoir, quaucun président de la République ne doit briguer successivement plus de 2 mandats de cinq ans chacun.

Elu une fois pour 5 ans, oui. Elu une 2ème fois pour 5 ans, daccord. Mais, élu 3 fois pour passer au total 15 ans au pouvoir, jamais ! Cest la règle pour tous et pour toutes, à laquelle chacun doit se plier pour éviter des palabres inutiles dans le pays.

Honorable Traoré Mamadou

Député Fpi entre 2000 et 2010

Membre du FPI GOR (Gbagbo Ou Rien).

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Politique

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