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COUP D'ETAT A CONAKRY : Le bénéficiaire du 3e mandat (contesté et controversé) en état d'arrestation

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dim 05/09/2021 - 16:12
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Alpha Condé, ce président qui se faisait appeler « professeur » alors qu'il fut simple chargé de cours, à Paris, n'est plus libre de ses mouvements. Les militaires des Forces spéciales guinéennes l'ont pris et conduit en lieu sûr ce dimanche, 5 septembre. Il a été destitué de ses fonctions de président de la République tandis que la constitution (qui avait fait passer ce 3e mandat est dissoute).

Le conseiller (politique) du président, Alassane Ouattara a fait l'objet d'un coup d'état militaire, ce dimanche, 5 septembre. Alpha Condé, « le professeur », a été conduit en lieu sûr, sous le contrôle des Forces spéciales, auteures de ce forfait que les Guinéens, dans leur majorité, saluent comme une grande libération du pays. Les partis de l'opposition aussi, en attendant qu'ils se manifestent dans les heures qui suivent. Car ils avaient dénoncé la confiscation du pouvoir par « le professeur », sans jamais être entendus ni par la CEDEAO et encore moins par l'Union africaine.

Les opérations ont été coordonnées par le colonel, Mamady Doumbouya. Tout était parti du quartier Kaloum où tirant en l'air alors qu'elles se dirigeaient vers la résidence présidentielle, les populations étaient invitées à rester terrées chez elles.

Alpha Condé en train d'être conduit en lieu sûr.Alpha Condé est conduit en lieu sûr par les Forces spéciales.

Le colonel Doumbouya s'est adressé à la nation en ces termes : « Chers compatriotes, la situation économique et socio-politique du pays, le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’instrumentalisation de la justice, le piétinement des droits des citoyens, le non-respect des principes démocratiques, la politisation à outrance de l’administration, la gabegie financière, la pauvreté et l’appauvrissement endémique ont amené l’armée à travers le Comité de redressement national et du développement (CRND) à prendre ses responsabilités vis à vis du peuple souverain et dans sa totalité après avoir pris le président qui est actuellement avec nous (notre photo). Nous avons décidé de dissoudre la Constitution en vigueur, les institutions et le gouvernement ».

Les militaires à l'instar de ceux du Mali, avec à leur tête, le colonel, Assimi Goïta, ont décidé de prendre leur destin en main. Ils semblent avoir le soutien de la population guinéenne.

 

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