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COUP D'ETAT ANTI-3e MANDAT EN GUINEE : Ouattara Dramane se regarde-t-il dans un miroir ?

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mer 08/09/2021 - 10:23
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Le coup d'état du colonel, Mamady Doumbouya, fait, presque, l'unanimité en sa faveur : il est partout salué, en Afrique, eu Europe et même en Amérique du Nord. Il devrait, aussi, l'être en Asie, le nouvel homme fort ayant demandé aux compagnies minières, notamment, chinoises, de poursuivre leurs activités dans la sérénité. On se rend compte que la communauté internationale bien que silencieuse n'avait pas réellement avalisé le 3e mandat d'Alpha Condé, en son temps. Bref, il n'y a que quelques condamnations de principe qui se font entendre, et tellement, à voix basse qu'elles sont inaudibles. Les dirigeants de la CEDEAO, en visioconférence, ce mercredi, 8 septembre, doivent faire profil, maintenant où ils constatent que les Africains (même pas peur), commencent à prendre leur destin en main. Hier, c'était à Bamako avec l'érection du jeune colonel, Assimi Goïta, qui a enchanté tous les Maliens. Aujourd'hui, c'est son ami, le colonel, Mamady Doumbouya, qui, en l'espace de deux jours, seulement, a rallié toute la population ainsi que l'opposition entière à son coup de force. Les intellectuels et la société civile ne disent que du bien du jeune colonel, Mamady Doumbouya. Même l'armée, dans sa totalité, lui a fait allégeance hier, mardi, 7 septembre. La question est de savoir, après le Mali et la Guinée, à qui le tour ? A la Côte d'Ivoire certainement dont le président est aussi un  grand (grand) violeur patenté de la constitution, et bénéficiaire d'un 3e mandat qui lui était, totalement, interdit par la constitution ? (sur notre photo, les deux présidents complices se saluent en se disant intérieurement que "le chien aboie la caravane passe").

Alassane Ouattara est désormais seul. Dans son aventure du 3e mandat dont ne voulaient nullement les Ivoiriens, il faisait équipe avec son conseiller politique, le président guinéen, Alpha Condé. Ensemble, ils ont réussi à plier leurs oppositions, ainsi que, les démocrates de leurs pays respectifs et de l'Afrique entière. Mais, savaient-ils qu'ils n'ont gagné qu'une bataille et non la guerre qui se poursuit ? Aujourd'hui, la Guinée est en joie après qu'un vaillant et dynamique soldat de l'armée, ait refusé corruption, prébendes, titres, grades, largesses et autres, octroyés par celui qui se faisait pompeusement appeler le « professeur », Alpha Condé, pour le « déposer ». Cet individu qui ne fut qu'un piètre chargé de cours à Paris où le grade de « professeur » était tout à fait hors de sa portée.

Alpha Condé et Alassane Ouattara à Abidjan.Une amitié fidèle jusque dans le viol de la constitution.

Alpha Condé tombé, et gardé en lieu sûr où il ne fait l'objet d'aucune violence, il ne reste plus qu'à résoudre le cas Alassane Ouattara, l'autre président au 3e mandat contesté et non voulu par les Ivoiriens. Après avoir réussi son passage en force pour ce troisième mandat, et liquidé deux premiers ministres (Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko), Alassane Ouattara croyait avoir fait l'essentiel. Mais l'éviction du pouvoir de Condé, « le professeur » de pacotilles, montre que ses soucis ne font que commencer en Côte d'Ivoire. Bien qu'il ait corrompu tous les colonels et généraux de l'armée ivoirienne, à l'occasion de la présidentielle de 2020, il existerait bien un Assimi Goita ou un Mamady Doumbouya dans une caserne qui, tôt ou tard, donnera raison à toute cette écrasante majorité d'Ivoiriens, et d'Africains, qui ne voulaient pas du 3e mandat (inconstitutionnel) de Ouattara. Il n'a qu'à bien se tenir car son tour arrive.

 

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