Aller au contenu principal

COUP D'ETAT EN GUINEE : La CEDEAO un véritable frein à l'émancipation des peuples de l'Afrique de l'Ouest

Image
Partager
Categorie
jeu 09/09/2021 - 06:05
Body

Que la CEDEAO continue ainsi et elle finira par se décrédibiliser totalement aux yeux des populations ouest-africaines dont elle dit s'occuper. Aujourd'hui, elle affiche, ni plus ni moins, qu'une position de syndicat de chefs d'Etat qui n'est là que pour essayer de préserver les intérêts de ses membres, à savoir, voler au secours d'un des leurs en danger. Quand c'est le cas, elle se réunit vite pour brandir l'armada de mesures contraignantes avec pour objectif de contrecarrer les desseins de ceux qui se sont soulevés contre l'arbitraire, qui règne dans la gouvernance des Etats ouest-africains. Preuve que la CEDEAO va très (très) mal et fonctionne en marge de l'intérêt général des peuples, elle essuie, désormais, coup d'état sur coup d'état, comme dans les années 70-80. Ces coups d'état à répétition montrent que la démocratie telle qu'elle fonctionne dans la majorité des pays concernés, est dévoyée. Le silence complice de cette instance, autorise les citoyens de ses Etats, à corriger la déviance démocratique de ses dirigeants, avec les moyens qui sont les leurs. C'est le cas en Guinée, aujourd'hui, et au Mali, hier.

« L’organisation ouest-africaine exige le respect de l’intégrité physique du président Alpha Condé et sa libération immédiate et sans condition ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées. Elle exige également le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions. La CEDEAO réaffirme sa désapprobation de tout changement politique anticonstitutionnel. Enfin, elle demande aux forces de défense et de sécurité de demeurer dans une posture républicaine et exprime sa solidarité envers le peuple et le gouvernement guinéens », a indiqué le communiqué officiel, à l'issue du Sommet extraordinaire tenu en visioconférence, mercredi, 8 septembre, en présence de tous les chefs d'Etat en dehors d'Alpha Condé, qui venait d'être victime d'un coup d'état militaire. 

Les dirigeants des Etats ouest-africains ont décidé de suspendre la Guinée de leur organisation régionale mais se sont gardé, pour le moment, de prendre des mesures économiques en attendant l’envoi d’une mission d'évaluation sur place. La CEDEAO a invité l'Union africaine et les Nations-Unies à lui emboîter le pas en suspendant la Guinée de leurs instances.

Buhari et Ouattara.Le président ivoirien Alassane Ouattara (ici avec le président nigérian Muhammadu Buhari) est un véritable frein au progrès démocratique et économique de la CEDEAO.

A l'instar de Lucky Luke qui tire plus vite que son ombre, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a eu un long entretien téléphonique, quelques heures, seulement, après le succès du putsch, avec le colonel, Mamady Doumbouya. Objectif : plaider la cause de son ami, Alpha Condé, qui, tout comme lui, avait bravé son peuple en s'octroyant un troisième mandat auquel il n'avait pas droit. Ce 3e mandat qui lui vaut, aujourd'hui, d'être chassé du pouvoir comme un malpropre. Ouattara joue un très mauvais jeu au sein de la CEDEAO. Sa marge de manœuvre s'est agrandie grâce à la discrétion du président nigérian, Muhammadu Buhari, causée par la maladie, mais aussi, par ses échecs répétitifs dans sa lutte contre Boko Haram et la corruption. On se souvient qu'il s'était fait élire parce qu'il avait convaincu les Nigérians qu'en tant qu'ancien général des forces armées nigérianes, il était le mieux placé pour y faire face. On se rend compte aujourd'hui qu'il s'est moqué des Nigérians. Du coup, son affaiblissement sur le plan interne, rejaillit à l'international, surtout, au sein de la CEDEAO où le Nigeria devrait être l'incontestable leader. Un rôle que Ouattara a usurpé en dévoyant la démocratie (exemple du 3e mandat) et en manipulant les décisions économiques communes (exemple de l'ECO que Ouattara essaie de transformer en monnaie de l'UEMOA en lieu et place du F CFA alors que l'ECO est le nom de la future monnaie de la CEDEAO).

 

 

 

 

Partager

Politique

Khartoum a déjoué, mardi, 21 septembre, une tentative de coup d'état attribuée à des anciens responsables du régime d'Omar el-Béchir, chassé du pouvoir, il y a deux ans, par une révolte populaire.

Le déplacement au Sahel de la ministre française des Armées, Florence Parly, entamé au Niger (le nouveau bon élève de la doctrine militaire française en Afrique), vise notamment à exposer aux pays

Quand on lit  ‘L’homme révolté’, on s’aperçoit tout de suite que, pour Albert Camus, la révolte est toujours motivée par le sentiment d’une injustice, faite non seulement à soi-même, mais à tout ho