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DJIHADISME AU SAHEL : Le chef d’état-major des armées françaises jure que ses forces ne fuient pas les combats (doit-on le croire ?)

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dim 05/09/2021 - 11:25
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Le général, Thierry Burkhard, est le chef d'état-major des armées françaises depuis le mois de juillet. Il achève, dimanche, 5 septembre, une visite qui l’a mené au Tchad, au Niger, puis, au Mali, et durant laquelle il a été question de la fin de l'Opération Barkhane. On ne cessera jamais d'épiloguer sur cette fin de la Mission Barkhane au moment où les djihadistes (que la France est venue combattre) accroissent, tous les jours, leur puissance meurtrière dans le Sahel où ils tuent les militaires maliens, burkinabé, nigériens, sans parler des populations civiles, qui paient, aussi, un lourd tribut. Ce départ fait penser à celui de l'armée américaine en Afghanistan avec la seule différence que celui des Français est bien organisé et mieux encadré par un discours officiel rassurant des autorités françaises dont le général Thierry Burkhard lui-même. La lecture des enjeux sur le terrain est que l'armée française fuit les djihadistes, et pour ne pas le laisser transparaître, elle fait mine de déléguer ses compétences aux armées du G5 Sahel et de la Minusma dont on connaît l'inefficacité sur le plan militaire, ainsi qu'à la force Takuba, qui n'est force que sur le papier. Cela dit, il faut que les Africains se regardent dans le miroir : n'ont-ils pas honte de déléguer leur sécurité nationale à la France, 61 ans après les indépendances ? Autrement dit, faisons contre mauvaise fortune bon cœur en espérant que ce retrait de l'armée française poussera, enfin, les dirigeants africains à bâtir des systèmes militaires dignes de ce nom capables de sécuriser leurs frontières extérieure et intérieure.

Cela dit, l'état-major français est loin d'épouser notre analyse de leur départ presque précipité. Un départ qui prend l'allure d'une fuite en rase campagne. Au même moment que s'organise le sauve qui peut de l'armée américaine qui est une véritable déconfiture devant la force militaire des talibans. Voici son analyse que nous respectons mais ne considérons point : Si le Sahel a été choisi pour son premier déplacement, c’est que le chef d’Etat-major avait des messages à passer. A N’Djamena, il a rencontré le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby (notre photo), à Niamey le ministre de la Défense, et dans les trois pays traversés -Tchad, Niger et Mali donc- ses homologues chefs d’état-major des armées.

A tous, le général Burkhard a voulu assurer que la fin de l’Opération Barkhane ne correspondait en rien à une fin de l’engagement français au Sahel. « L’adaptation n’est pas un départ, il fallait le répéter pour lever les ambiguïtés », explique le porte-parole des armées françaises, le colonel, Ianni, qui accompagnait le général, Burkhard, dans sa tournée sahélienne.

Le chef d'état major des armées françaises.Le général Thierry Burkhard.

Si la priorité de la France reste la lutte antiterroriste, la fin de l’opération Barkhane, et le passage de plus de 5 000 à 2 500-3 000 hommes, marque l’entrée dans une logique « de coopération opérationnelle et d’accompagnement au combat ». Qui s’appuiera notamment sur la force européenne Takuba. L’Estonie, la République tchèque ou encore l’Italie y sont déjà engagés, le Portugal, le Danemark et la Hongrie le seront bientôt. Voici le discours officiel de la France que bien sûr nous récusons.

En effet, on estime actuellement à seulement 700 hommes la capacité de Takuba, lorsque la France compte en retirer  2500. Faites les calculs ! même si, officiellement, elle dit compter sur l'effet démultiplicateur de cette stratégie où 50 soldats de Takuba encadreront sur le terrain 150 soldats maliens ou autres. Personne n'y croit réellement en Afrique même si on se garde de vexer les autorités françaises, qui ont fait leur choix de rapatrier leurs troupes. C'est leur droit, entend-on dire.

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