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HAITI : Les funérailles du président assassiné Jovenel Moïse placées sous haute surveillance

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ven 23/07/2021 - 17:31
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Les funérailles nationales du président haïtien assassiné, Jovenel Moïse, ont débuté, vendredi, 23 juillet, dans la ville de Cap-Haïtien où il sera inhumé. Des heurts ont éclaté la veille et des habitants du Nord de l'île ont érigé des barricades afin d'empêcher ceux de Port-au-Prince d'assister aux obsèques. Il y a souvent une rivalité entre l'Ouest où se trouve la capitale et le Nord qui abrite Cap-Haïtien. Il faut ajouter que les gens de l'Ouest reprochent à la police et aux services de sécurité d'avoir livré Jovenel Moïse, leur fils, leur parent, à la mort en refusant de le protéger efficacement.

Conséquence, les obsèques du président, Jovenel Moïse, 15 jours après son assassinat, sont placées sous haute sécurité. Ses funérailles ont débuté, vendredi, dans un contexte marqué par une forte incertitude, sa mort faisant resurgir des tensions historiques au sein de la population.

Abattu à l'âge de 53 ans par un commando armé, le chef de l'Etat va être inhumé à Cap-Haïtien, la métropole septentrionale de sa région natale.

La deuxième ville d'Haïti s'est réveillée, vendredi, dans le calme. Mais, la veille, des heurts ont éclaté en raison de la présence, sur place, du directeur général de la police nationale, Léon Charles.

Les populations du Nord ne veulent pas de cette police.Les voitures de la police subissent la colère des populations du Nord pendant les obsèques.

Le chef policier a été chahuté alors qu'il inspectait les dispositifs de sécurité installés pour les obsèques. Il n'a pas pris part, jeudi matin, à une messe de requiem célébrée en la cathédrale, les cérémonies d'hommage se déroulant sur plusieurs jours.   

Tensions entre Nord et Ouest

Des habitants locaux lui reprochent d'avoir échoué à protéger le président Moïse, l'enfant du pays, dont l'assassinat a été perpétré en pleine nuit, avec une apparente passivité des agents censés surveiller son domicile. Haïti est gangréné par l'insécurité et la loi des gangs, un fléau qui a empiré sous le mandat de Jovenel Moïse.

La police d'Haïti a diffusé des photos de Léon Charles en train de visiter l'esplanade où se dérouleront les funérailles nationales, en bordure de laquelle une vaste estrade couverte était en voie de construction.

La mort de Jovenel Moïse a fait resurgir les tensions historiques entre le Nord d'Haïti et l'Ouest, où se trouve la capitale, Port-au-Prince. Et notamment l'ancien antagonisme entre les deux composantes de la population haïtienne : les Noirs descendants d'esclaves, plus au Nord, et les métis qu'on appelait "mulâtres", plus au Sud et à l'Ouest.  

Les habitants du Nord rappellent que Jovenel Moïse est le cinquième chef d'Etat originaire du Nord à avoir été tué dans l'Ouest, après Jean-Jacques Dessalines, Cincinnatus Leconte, Vilbrun Guillaume Sam, et Sylvain Salnave. Certains accusent les Haïtiens de l'Ouest d'avoir perpétré ces assassinats.

A Port-au-Prince, plusieurs cérémonies d'hommage distinctes ont, aussi, été organisées, cette semaine, à la mémoire du président assassiné.

Le cercueil de Jovenel Moïse.Le cercueil du président assassiné.

L'une d'entre elles s'est déroulée en présence d'Ariel Henry, le nouveau premier ministre, qui a pris ses fonctions, mardi, 20 juillet, promettant de rétablir l'ordre afin d'organiser des élections exigées par la population et la communauté internationale. Ariel Henry avait été nommé par Jovenel Moïse avant sa mort.

Ariel Henry a promis de traduire en justice les assassins de Jovenel Moïse. La police haïtienne a pour l'instant procédé à l'arrestation d'une vingtaine de mercenaires colombiens et affirme avoir mis au jour un complot organisé par un groupe d'Haïtiens ayant des liens avec l'étranger. Mais de nombreuses zones d'ombre demeurent.

 

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