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PRESIDENTIELLE EN LIBYE : « J'y suis j'y reste », plaide la Turquie qui se proclame «force de stabilité»

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sam 13/11/2021 - 17:03
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La présence militaire turque en Libye constitue «une force de stabilité», a déclaré samedi, 13 novembre, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, au lendemain de la demande du président, Emmanuel Macron, à l'encontre de la Turquie et de la Russie de retirer «sans délai» leurs «mercenaires». Après avoir coulé la Libye, la France et ses amis occidentaux essaient de mettre la pression sur les pays venus aider à remettre un peu d'ordre en Libye où les Occidentaux tirent toujours les ficelles. Indexée par le président français, la Turquie rappelle qu'elle n'est pas l'agresseur qui a déstabilisé ce pays jadis prospère, mais, qu'elle n'est là que pour aider à sa remise en ordre. Sans ingérence aucune.

«Parfois nos alliés évoquent cette question comme si la présence turque était le principal problème en Libye. Ce n'est pas le cas. (...) Nous sommes là comme force de stabilité et pour aider le peuple libyen», a affirmé Ibrahim Kalin (sur notre photo les présidents turc et français ne vont pas dans la même direction).

La Turquie et la Russie doivent retirer de Libye «sans délai» leurs «mercenaires» dont la présence «menace la stabilité et la sécurité du pays et de toute la région», avait affirmé, vendredi, 12 novembre, le président français à l'issue d'une conférence internationale sur la Libye à Paris. Une conférence où les Africains jouent beaucoup plus le rôle de suivistes qu'autre chose. Y sont présents, entre autres, le Nigérian, Mahamadou Buhari, un géant aux pieds d'argile que ne cesse de menacer le petit Boko Haram depuis une dizaine d'années, on note aussi, la présence du nouveau président du Niger, Mohamed Bazoum dont l'entente (est jusque-là) parfaite avec le jeune président français, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, qui est, pratiquement, à la maison, à Paris, le Comorien, Azali Assoumani, qui ne cesse de demander le retour de Mayotte dans le giron des Comores sans être pour le moment écouté, le Gabonais, Ali Bongo Ondimba dont la participation présentielle a été saluée malgré son handicap visible suite à un AVC survenu en octobre 2018, le Sénégalais, Macky Sall, le Bissau-Guinéen, Umaru Sissoko Embalo, le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, qui est le représentant de l'Union africaine sur le dossier libyen mais qui est, à chaque fois, écarté de toutes les grandes décisions sur ce pays. Il y a aussi, le Libérien, George Weah, le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, et quelques autres.

A Paris, les présidents invités sont, donc, venus parler de paix (dans les discours), la France pays organisateur, ne respectant pas, souvent, elle-même, cette paix qu'elle prône chez les autres. La Libye, aujourd'hui, est le résultat de la fâcheuse action de Nicolas Sarkozy à l'endroit de son mal-aimé, Mu'ammar al Kadhafi.

«Nos militaires sont là-bas dans le cadre d'un accord avec le gouvernement libyen. Ils ne peuvent donc pas être mis sur le même plan que des mercenaires qui sont emmenés d'autres pays», note Ibrahim Kalin.

Le porte-parole de la présidence turque a, aussi, questionné «les efforts» des pays occidentaux pour le retrait de la société paramilitaire russe Wagner de la Libye. «Il y a la présence de Wagner, les mercenaires russes là-bas. Je ne sais pas ce que font nos amis et alliés en Europe à ce sujet. En parlent-ils vraiment à la Russie ou font-ils vraiment un effort sérieux et concerté pour faire sortir Wagner de Libye ?», a-t-il demandé.

Les présidents turc, russe et français.Les présidents turc, russe et français. Un climat de mésentente totale.

La conférence internationale sur la Libye à Paris a endossé vendredi «le plan libyen de départ des forces et mercenaires étrangers». Plusieurs milliers de mercenaires russes - du groupe privé Wagner -, syriens pro-turcs, tchadiens et soudanais sont, encore, présents en Libye, selon la présidence française. Mais, la Turquie se montre peu pressée d'engager un retrait de ses forces. Avec raison car elle connaît le double-jeu des pays occidentaux, qui poussa les Nations-Unies à voter une résolution pour défendre les populations civiles des exactions de Kadhafi à l'époque, ignorant que cette résolution allait être dévoyée et transformée comme le feu vert de la liquidation physique de feu le frère Mu'ammar.

On comprend, aisément, que de son côté, le Kremlin démente tout envoi de militaires ou mercenaires en Libye, ainsi que, tout lien avec le groupe Wagner. Car personne ne fait plus confiance aux Occidentaux en Libye : ils sont totalement responsables de la descente aux enfers de ce pays.

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