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CENTRAFRIQUE : Les moustiquaires et la protection des enfants face au paludisme

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lun 13/09/2021 - 13:01
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Le paludisme (malaria) sévit en Centrafrique principalement dans les zones marécageuses et forestières, aux abords des cours d'eau. Son impact augmente considérablement pendant la saison des pluies, de mai à octobre.

La Centrafrique est classée dans la liste des pays de prévalence élevée (chloro-résistance et risque de multirésistance). Le paludisme est une maladie particulièrement meurtrière. Elle est la première cause de mortalité. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés par cette maladie.

L'UNICEF procéde, depuis plusieurs années, à des distributions massives de moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action (MILDA) ou de substances répulsives.

L'utilisation de moustiquaires diminuerait de 20% la mortalité infantile et de 50 % l'incidence du paludisme sur les enfants de moins de cinq ans.

Si les moustiquaires contribuent à la lutte contre le paludisme, encore faut-il savoir les installer et les utiliser. Un accompagnement des familles est indispensable.

Or, la Centrafrique manque de travailleurs sociaux dans la capitale, surtout, en province, en brousse, dans les régions où règne l'insécurité.

Les personnels de la Croix rouge, des associations humanitaires, des ONG tentent de pallier cette dramatique situation. Agissant dans un contexte d'insécurité tendu (utilisation d'engins explosifs, de mines antipersonnel), ayant des difficultés à se déplacer sur des pistes en très mauvais état, parfois, même dangereuses, ils risquent leur vie. Les milices armées sont présentes et demeurent très actives à la périphérie des agglomérations.

Coopération chinoise.Quand la Chine s'en mêle.

Il faudrait former des bénévoles, former des formateurs, sensibiliser les élèves à l'utilisation des moustiquaires. La radio et la télévision nationales devraient, tout particulièrement, pendant la saison des pluies, consacrer des émissions à la distribution et à la bonne utilisation des moustiquaires.

Si elles ne sont pas le seul moyen de combattre les ravages du paludisme, elles sont susceptibles de sauver la vie à de nombreux enfants en Centrafrique. Leur organisme fragilisé par l'insécurité alimentaire qui frappe le pays -  de nombreux enfants souffrent d'anémie et de deshydratation  - les expose à une maladie potentiellement mortelle.

Patrick David 

Docteur en droit

 

 

 

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