Nigeria

Le Nigérian, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), est visé par une enquête indépendante ouverte, jeudi, 4 juin. Seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat, sa position apparaît de plus en plus fragilisée. Parmi les pays qui assombrissent sa gestion, se compte le Congo-Brazzaville qui, malgré la mauvaise gestion avérée de ses autorités, n'a pas eu du mal à obtenir des financements de la BAD alors que du côté du FMI, le pays peine, toujours et encore, à signer un accord. Et ce depuis trois ans.

Arrivé au pouvoir en 1993 par un coup d'état militaire, le général, Sani Abacha, avait dirigé le Nigeria, jusqu'à sa mort, en 1998. La légende veut qu'il soit mort, dans un lit, couché entre deux professionnelles du sexe d'origine indienne, après avoir absorbé une substance pour renforcer ses capacités sexuelles. S'il était resté en vie, il aurait, certainement, engagé son pays en guerre contre le Cameroun pour rattacher la presqu'île de Bakassi au Nigeria. Ce conflit lui permettait de s'enrichir sans rendre des comptes car officiellement, il faisait croire que les soldats nigérians envoyés au front, coûtaient, énormément, au budget de l'Etat. Alors que cet argent prenait une autre destination : la Suisse, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France. Premier pays à répondre, favorablement, à la justice du Nigeria, la Suisse a rapatrié 321 millions de dollars (160,5 milliards de F CFA) en 2016, après un rapatriement de 722 millions de dollars (361 milliards de F CFA) en 2005.

Après le départ des contingents tchadiens, rentrés, vendredi, 3 janvier, dans leur pays, au terme de leur mission contre Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, des centaines de civils nigérians fuient par crainte de nouvelles attaques djihadistes.

La Grande Bretagne n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Après son départ avec armes et bagages de l'Afrique, contrairement, à la France qui fit mine de partir pour mieux s'implanter, elle cherche, aujourd'hui, à remettre pied dans ses anciennes possessions les plus juteuses. Il faut dire que le Brexit est passé par là, ce qui fait que Londres ne peut plus miser sur l'Union européenne au moment où l'incontrôlable, Donald Trump, montre à la Grande Bretagne qu'elle n'est plus l'alliée naturelle des Etats-Unis en tous points. La Grande Bretagne se doit, donc, d'assurer ses arrières, en allant reconquérir en Afrique, ce qui est, d'ores et déjà, perdu en Europe. Mais membre des BRICS, l'Afrique du Sud n'est pas à prendre malgré sa fragilité économique actuelle. Le président, Cyril Ramaphosa, mise beaucoup plus sur la dynamisation des relations économiques de son pays avec la Chine et l'Inde. Alors que le président kenyan, Uhuru Kenyatta, est, actuellement, invité, à la Maison Blanche, par Donald Trump, pour parler terrorisme et affaires économiques, pays où le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a, déjà, été invité, fin avril 2018, tout comme le président égyptien, Fattah al Sisi, début avril 2017, premier président africain à y avoir été convié, Donald Trump (outre les intérêts bilatéraux) voulant saluer le flair de Sisi qui, avait su miser sur son élection à la Maison Blanche quand personne n'y croyait, Theresa May va arriver sur un continent où ses anciennes principales colonies ont, toutes, été prospectées par son ancien encombrant allié. Mais, mieux vaut tard que jamais, semble se dire la première ministre britannique. Par les temps qui courent, a-t-elle encore les moyens de faire la fine bouche ?

Il l'a dit lui-même dans son premier discours en tant que président en exercice de la CEDEAO, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui succède au Togolais, Faure Gnassingbé, n'a été candidat à rien à la tête de l'organisation sous-régionale. « Ce sont mes homologues qui m'ont proposé, et je ne pouvais pas me défiler », a-t-il expliqué, lors de la cérémonie de clôture, ce mardi, 31 juillet, quand Faure Gnassingbé lui transmettait le fanion de la présidence en exercice de l'organisation. En tout cas, Muhammadu Buhari avait une partie de son cœur qui battait (favorablement) du côté de Lomé tandis que l'autre partie du cœur battait (défavorablement) à Abuja. Et pour cause !

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

Que la honte ! Rien que la honte ! On ne sait pas si la Tunisie et le Sénégal sauveront ce qui reste de l'honneur des Africains dont la participation à Russie 2018 fait piètre figure. Qu'importe ! Après la sortie déshonorante et humiliante de l'Egypte, du Maroc, surtout surtout, du Nigeria, il faudrait que les élites africaines n'aient plus de mots assez durs pour critiquer la très mauvaise (mal) gouvernance du football africain. Un football qui continue d'être, littéralement, pris en otage par des intérêts non-africains, avec la complicité des fédérations, suprêmement, corrompues, et qui fait couler larmes après larmes aux supporteurs africains à chaque coupe du monde ou grande compétition internationale. Il est temps de tout détruire, TOUT DETRUIRE, tout bousculer, du Caire, à Yaoundé, d'Abuja à Pretoria, de Rabat à Tunis, en passant par Dakar, Abidjan, dans toutes les capitales africaines, sans exception. Il est temps que les amoureux du ballon rond en Afrique se révoltent. Qu'ils cessent de parloter, de pleurer, et qu'ils agissent (fortement et brutalement) pour que ça change. Ca suffit comme cela la honte ! Sortons de nos maisons, envahissons nos fédérations de football et chassons ces dirigeants qui ne sont là que pour se servir d'un football qui a grand besoin qu'on s'occupe, vraiment, de lui.

Le Nigeria a la clé qui permet la survie ou l'anéantissement de la secte terroriste Boko Haram. Tant que des espaces du territoire du Nigeria seront, encore, confisqués par cette secte, les autres pays qui arrivent à la maîtriser chez eux, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, subiront, toujours, le moment venu, ses assauts au départ des territoires qu'elle contrôle au Nigeria. C'est pourquoi la capacité de l'armée du Nigeria à devenir un réel danger pour Boko Haram, comme le sont les trois autres armées, est une condition nécessaire pour son démantèlement. Boko Haram n'est vraiment pas invincible à condition que l'armée du Nigéria se montre (quelque peu) à la hauteur.

Aide toi et le ciel t'aidera. Elu président du Nigeria, spécialement, pour vaincre la secte terroriste, Boko Haram, Muhammadu Buhari, qui a échoué dans cette mission, s'est-il donné les moyens pour réussir ? Alors que son pays compte l'armée la plus nombreuse du continent, celle-ci est, paradoxalement, la moins efficace sur le terrain dans la guerre qui est menée contre Boko Haram. Les armées des trois autres pays engagées dans la même guerre, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, sont, nettement, plus performantes que celle du Nigeria. Et tant que ce problème fondamental ne sera pas résolu et que Boko Haram continuera à faire des militaires du Nigeria ce que bon lui semble, la sous-région du Lac Tchad ne viendra, jamais, à bout du problème de Boko Haram. Avant l'arrivée de Buhari au pouvoir, les observateurs mettaient cette contre-performance de l'armée sur le fait que le président, Goodluck Jonathan, étant un civil, n'était pas obéi et respecté par les militaires. Mais voilà qu'avec un militaire à la tête du pays, le problème reste entier.

Les combattants nigériens du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre 2017 pour se repentir, a annoncé, dimanche, 15 octobre, le gouverneur de la région de Diffa dans le Sud-Est du Niger proche du Nigeria. Avec la reprise en main de son pays, suite à sa longue maladie par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, les quatre pays riverains du Lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) sont en phase terminale de réorganisation, afin de porter l'estocade finale qui affaiblirait, encore plus, la secte Boko Haram, étant entendu qu'aujourd'hui, elle ne dispose plus de moyens pour faire la guerre conventionnelle qu'elle livrait à ses adversaires, il y a deux ans. Maintenant, ce sont des attentats-suicides de jeunes personnes de dix ans dont elle se sert pour mener ses attaques, ce qui montre son niveau d'affaiblissement.

L'ONU a appelé, jeudi, 21 septembre, à redoubler d'efforts financiers pour développer la région du lac Tchad et contrer l'organisation terroriste Boko Haram, lors d'une table ronde ministérielle au siège des Nations-Unies dédiée à la situation humanitaire au Nigeria et dans la région du Lac Tchad. Elle a sollicité la somme de 1,5 million de dollars à cet effet.

L'initiative ne doit pas prêter à sourire. Elle vient du président en exercice de l'Union africaine, le Guinéen, Alpha Condé, qui s'est souvenu que « Baba Go Slow » (Muhammadu Buhari) avait dû, pour cause de maladie, reporter sa visite officielle, en Guinée, en mars dernier. Depuis, son état de santé ne s'est pas beaucoup amélioré puisqu'il suit, toujours, un traitement, à Londres, où il est parti se soigner depuis plus de deux mois.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a, vivement, réagi, lundi, 5 décembre, aux attaques contre lui sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré qu'il avait jeté son permis de résidence permanente aux Etats-Unis, suite à l'élection de Donald Trump, affirmant que ses critiques sont des "limaces, des barbares et des imbéciles."

Pour la deuxième édition consécutive, face à la même équipe nigériane, l'équipe féminine de football du Cameroun a perdu contre l'équipe du Nigeria par un but à zéro. Devant 40.148 spectateurs (l'entrée au stade était gratuite), le Cameroun a déroulé un football offensif mais sans réalisme.

L'action concertée des Etats victimes des exactions de Boko Haram et de l'Etat islamique, donne de bons résultats. Ici aussi, l'union fait la force. Le Nigeria et l'Irak voient le nombre de morts causés par le terrorisme, nettement, diminuer. Cependant, les pays gagnés par le terrorisme augmentent, du fait du redéploiement des stratégies de Boko Haram en Afrique noire et de l'Etat islamique dans le monde arabo-musulman et en Europe.

Les 21 lycéennes de Chibok, libérées, après plus de deux ans, des mains de la secte islamiste nigériane, Boko Haram, ont retrouvé leur famille, dimanche, 16 octobre, à Abuja, et raconté leur difficile condition de détention.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, ne pouvait pas, objectivement, répondre à l'invitation de son homologue du Togo, Faure Gnassingbé, à participer, personnellement, au Sommet sur la sécurité maritime, le 15 octobre, à Lomé. Non seulement, il venait d'effectuer une harassante visite d'Etat en Allemagne, mais, aussi et surtout, parce qu'il a dû répondre aux critiques de son épouse sur son gouvernement en estimant que sa place était "à la cuisine". Une ambiance électrique qui n'a pas favorisé le déplacement du chef de l'Etat au Togo.

Doit-on s'en réjouir ? Voilà que le pouvoir du président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a accepté, pour la première fois, le principe de la négociation des prisonniers avec la secte, Boko Haram. Est-ce à dire que son armée a atteint sa capacité d'engagement limite sur le terrain, qui n'autoriserait plus de victoire rapide et significative (comme on l'espérait), sinon, permettre à Boko Haram de se renforcer encore plus ? Dans tous les cas, la libération des 21 jeunes lycéennes de Chibok est une bonne chose, mais, elle est inquiétante en même temps car cela montre que Boko Haram a, encore, la dent dure.

Les acteurs de cinéma du Nigeria le sont à leurs risques et périls. Ils le vérifient tous les jours à leurs dépens. Les histoires se suivent et se rassemblent. L'objectif des djihadistes est clair : bannir le cinéma du pays, un art qui va à l'encontre des prédictions du prophète.