Politique

L'hypocrisie des hommes fait qu'on ne parle pas mal d'un mort, du moins, tant qu'il n'est pas mis sous terre. Cela est-il valable pour ceux qui ont, foncièrement, consciemment, maintenu l'Afrique dans sa catastrophique situation actuelle ? On pense que Non. Les Africains doivent cesser de pleurer ceux qui leur ont fait du mal et réfléchir à la façon de corriger cette fâcheuse situation. C'est pourquoi l'Afrique ne pleurera pas Valéry Giscard d'Estaing (VGE).

 

L'arrimage du Congo à la démocratie tant recherchée pendant la Conférence nationale souveraine qui s'est tenue à Brazzaville du 10 février au 25 juin 1991, a laissé auprès de chacun des Congolais, une impression de travail inachevé ou d'objectifs définis non atteints. La démocratie jugée comme seul moyen permettant de voir le soleil se lever au Congo afin de montrer le chemin du développement socio-économique et politique, tarde à s'enraciner car les travers du passé caractérisé par le tribalisme, l’impunité, le régionalisme, l'incompétence et la gabegie, assombrissent l'horizon radieux que le Congo voudrait atteindre.

Le Mouvement pour agir en sigle le MPA, qui se présente comme un mégaphone rendant plus audible l'idéal politique du général du peuple, Jean-Marie Michel Mokoko, se définit comme élément et instrument catalyseur, qui favorisera l'instauration de la démocratie au Congo.

 

Les minorités américaines sont particulièrement frappées, la faute à leur situation sociale, économique et sanitaire dégradée. Alors que Donald Trump avait la possibilité de peser sur le cours des choses, il n'a rien fait. Volontairement. Et l’après-Thanksgiving promet d’être pire.

Le numéro double 492-493 de décembre 2020-janvier 2021 d'Afrique Education est disponible chez vos marchands de journaux. Depuis avril, le confinement nous freine, et beaucoup même, mais il ne nous empêche pas de mettre votre magazine à votre disposition. En temps et en heure. Malgré les difficultés, nous plions mais nous ne rompons pas. Inch'Allah nous sommes et serons sur le marché pour vous informer toute l'année 2021, comme il se doit, avec des analyses qui font parfois froid au dos et que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Nous ne roulons pour personne, sinon, pour l'Afrique et les Africains.

 

Apprendre que “le mot d’ordre de désobéissance civile lancé par Bédié est et demeure en vigueur” (Valentin Kouassi, président de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire) et que, pour le président du PDCI, “il n’est pas possible de continuer le dialogue politique sans la libération des militants incarcérés, la levée du blocus autour des résidences de certains et le retour sécurisé de ceux qui ont été forcés de fuir à l’étranger”, a probablement mis du baume dans le cœur de ceux qui pensaient que le CNT (Conseil national de transition) était mort et que ses initiateurs étaient sur le point de reconnaître Ouattara comme vainqueur de la fausse élection du 31 octobre 2020. Peut-on pour autant affirmer que la méfiance et la suspicion ont complètement disparu ? Rien n’est moins sûr au regard de certains propos du numéro 1 du PDCI.

 

La  MINUSCA a, trop longtemps, disposé de moyens insuffisants. Les soldats de la MINUSCA n'étaient pas non plus préparés au " jeu du chat et de la souris " auquel se livrent des milices surarmées. Le mandat de la mission onusienne imprécis ne lui a pas toujours permis  d'agir aussi efficacement qu'elle l'aurait souhaité. 

 

L'ancien président du Niger, le colonel, Mamadou Tandja, est décédé, mardi, 24 novembre, à Niamey. Il n'avait que 82 ans, donc, pas suffisamment âgé pour mourir. Il laisse, cependant, un grand vide dans son cercle relationnel où le Togo occupait une place primordiale. C'est vrai que le président togolais actuel n'était pas de sa génération, mais, son père, le Sage, Gnassingbé Eyadèma, entretenait d'excellentes relations avec le président « Tandja Mamadou » (comme on l'appelle couramment au Niger). C'est chez lui qu'il se ravitaillait, par exemple, en carcasses de mouton. Le Niger est réputé pour la qualité de son bétail. Pendant les sommets internationaux, les deux chefs d'Etat étaient inséparables. Non seulement, ils voyageaient à bord du 707 présidentiel togolais, mais, quand leurs deux délégations étaient nombreuses, le président togolais, laissait son frère et ami, Mamadou Tandja, rentrer, à Niamey, en premier lieu avec ses collaborateurs avant que l'avion ne venait récupérer le président du Togo avec sa propre délégation, dans un deuxième temps. C'est pour dire que si le président, Faure Gnassingbé, a dépêché son chef de la diplomatie, le professeur, Robert Dussey, auprès du président du Niger, Ingénieur, Mahamadou Issoufou, c'est, entre autres, parce que cette bonne relation bilatérale entre les deux grands anciens, a perpétué avec les présidents actuels, et le Togo, avec ce deuil, se trouve quelque peu en deuil aussi.

 

Le Burkina Faso ne cessera jamais d'étonner l'Afrique. Comme un jeu, mais très décidé, ce peuple, exaspéré, avait mis fin au long règne de Blaise Compaoré à la tête de l'Etat, en octobre 2014. Alors qu'il était sous la protection d'une garde prétorienne de loin la plus entraînée et la plus équipée du pays. Roch Marc Christian Kaboré, président (démocratiquement) élu, en 2015, après une transition d'un peu plus d'un an, vient de se faire réélire pour un deuxième mandat de 5 ans, au lendemain d'une confrontation loyale et régulière qui l'a opposé à des adversaires pour le moins coriaces mais qui n'ont pas eu l'assentiment de la majorité de l'électorat. Signe de la maturité de la démocratie burkinabé : les résultats provisoires proclamés par la CENI n'ont guère été contestés par les candidats concurrents qui, tour à tour, reconnaissent leur défaite quand ils n'adressent pas, purement et simplement, leurs félicitations au président réélu. C'est une telle attitude qu'on attend des autres pays africains (surtout) francophones.

 

Le Docteur, Marcel Eloi Rehandi Chambrier, s'en est allé, définitivement, ce vendredi, 27 novembre, matin, à Libreville, après une courte maladie qui laisse perplexe. Mort à l'âge de 87 ans, il fut un baron de l'ancien pouvoir et présida, entre autres fonctions, l'Assemblée nationale.

 

Il s'agit des sénateurs PDCI, Séri Bi Guessan, Bassy Koffi Bernard et Valérie Yapo, qui ont été libérés, de la MACA, dans la nuit du 25 au 26 novembre. Il faut rappeler que ces sénateurs étaient enfermés dans la prison d'Abidjan, depuis le 3 novembre, sans levée préalable de leur immunité parlementaire. Ce qui montre que la Côte d'Ivoire du « menteur d'Abidjan » est tout sauf un état de droit. Tout se fait à la tête du client. Pendant ce temps, les députés de l'opposition arrêtés au même moment, croupissent, toujours, en prison, avec une autre quinzaine de responsables de l'opposition et de la société civile. Qui a dit que "le menteur suprême" voulait la paix ?

 

A la tête du Niger entre 1999 et 2010, le colonel, Mamadou Tandja, figure très populaire dans le pays, est décédé, mardi, 24 novembre, à Niamey, à l'âge de 82 ans. Un deuil national de trois jours a été décrété par les autorités. Le Niger a eu plusieurs présidents, mais, Mamadou Tandja était, sans doute, le plus apprécié de tous, peut-être, avec feu le colonel, Seyni Kountché. D'où sa popularité, jusqu'à sa mort, au sein de la population qui sait voir qui est qui parmi les dirigeants et surtout qui fait bien pour réduire sa souffrance.

 

Cela fait près de dix ans qu'il se la coule douce, au sein des arcanes de l'Union africaine (UA), organisation panafricaine où l'éthique n'est pas la principale qualité. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire et en Guinée vient encore de le montrer. Haut représentant de l'UA au Mali et au Sahel, un excellent fromage pour cet ancien faiseur de coups d'état, le général-major, Pierre Buyoya, ancien président du Burundi de son état, vient, très sagement, de démissionner de son poste où il contribuait à salir encore plus l'UA, à cause d'une condamnation par contumace pour ses forfaits passés. Car il faut dire que le brave major, tout haut fonctionnaire de l'UA qu'il était, ne peut pas mettre les pieds dans son Burundi natal de peur de se retrouver en prison.

 

Plainte, appel, demande de recomptage… Le président sortant et ses alliés républicains ont déposé toute une série de recours, arguant des fraudes ou des irrégularités dans le processus électoral. Certains ont été rejetés par les tribunaux, d’autres retirés par les intéressés. On fait le point dans cinq Etats-clés.

 

Que le président français se soit rallié à l’idée que Dramane Ouattara voulait partir du pouvoir mais qu’il a décidé de se représenter pour la seconde fois par devoir, qu’il l’ait félicité ensuite pour sa “réélection” ne peut choquer que ceux qui ont déjà oublié que ce dernier fut installé au pouvoir en avril 2011 par le voyou et inculte Nicolas Sarkozy à coups de bombes qui firent des milliers de morts et de blessés graves. C’est l’inverse, c’est-à-dire, la condamnation du viol de la Constitution ivoirienne par celui qui est censé la protéger, qui eût surpris.

 

La politique de la France sur les statistiques ethniques ne permet pas de dire combien il existe d'Africains-Français qui votent en France. Car au regard de la constitution française, un Français est un Français qu'il soit de souche, d'origine ou par le lien du mariage. La devise (liberté, égalité, fraternité) le prouve. Cela dit, sur les 48 millions de Français en âge de voter, plus ou moins, un bon dixième est d'origine africaine, l'Afrique vue ici au sens large avec les trois pays du Maghreb qui apportent le plus gros bataillon d'électeurs. Mais, tout compte fait (et en excluant les Africains-Français originaires des Antilles et dont les modes de pensée ne sont pas éloignés de ceux de leurs frères qui viennent du continent noir, on n'est pas loin du million.

 

L'accord de paix conclu à Karthoum en février 2019 entre le gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés aurait dû mettre fin aux violences . Or, les violences, même si elles ont connu une relative accalmie et sont plus sporadiques, persistent.

 

Ce n'est pas Afrique Education qui a inventé le chiffre de 8%. Validé par les Occidentaux (la France en tête et repris par la presse française), ce taux est celui du nombre de votants ivoiriens, et non les 53% de la CEI (aux ordres) que préside Ibrahime Coulibaly. De la pure rigolade car personne ne sait où il est parti chercher ces 53%. Autrement dit, « le menteur d'Abidjan » n'a pas grand monde qui le soutient en Côte d'Ivoire même s'il jure que si l'opposition unie avait permis le vote, il aurait obtenu beaucoup plus de votants. Peut-être. Mais, la réalité d'aujourd'hui est que pas grand-monde l'a élu.

 

Pendant que le « menteur permanent » a rendu la Côte d'Ivoire en cessation de paiement (https://afriqueeducation.com/politique/l_appel_d_abidjan_jour_j_2_pour_prendre_le_palais_pr_sidentiel_ouattara_l_usurpateur_la_c) à cause de ses folles dépenses électorales, la CPI, elle, ne s'est pas désintéressée des massacres qui sont perpétrés par le régime de l'ancien président Ouattara, depuis plusieurs semaines. Si Photocopie reçoit les ordres de son frère Ouattara, ceux-ci sont mis en œuvre par le général, Youssouf Kouyaté, dont le dossier est, déjà, quasiment, complet à la CPI. C'est le premier sécurocrate du « menteur permanent » à vraiment s'inquiéter de ce qui pourra lui arriver prochainement.

 

Le compte à rebours commence à tirer à sa fin. La Côte d'Ivoire est à deux jours du rassemblement à Abidjan (L'Appel d'Abidjan) qui va permettre aux Ivoiriens et aux amis de la Côte d'Ivoire de MARCHER, les mains nues, sur le palais présidentiel où l'imposteur Ouattara continue de résider alors que son mandat, au regard de la constitution, a pris fin le 31 octobre 2020. En convoquant un Conseil politique du RHDP, mardi, 17 novembre, « le menteur d'Abidjan » cherche à mobiliser, dans son camp, pour sauver sa tête.

 

 

C'est vendredi, 20 novembre, que les Ivoiriens (mais aussi les amis de la Côte d'Ivoire) se donnent rendez-vous, à Abidjan, pour MARCHER sur le palais présidentiel où continue de se réfugier l'ancien président Ouattara alors qu'il n'a plus le droit d'y être depuis le 31 octobre. Après avoir effectué ses deux mandats de 5 ans, la constitution lui impose de passer la main. L'opposition unie et l'armée que le peuple ivoirien a appelées pour le faire partir, n'ayant pas été à la hauteur, le peuple entend se charger lui-même de cette question.