Politique

J’ai appris avec beaucoup de convulsions, de tristesse et de remords comment en Territoire KOLELAS, on remercie les gens, qui s’étaient occupés de leurs parents qu’ils avaient tous désertés, abandonnés à leur propre sort et, surtout, en les laissant à la charge des autres. Comment ne peut-on ne pas savoir dire merci à des gens que vous n’avez rencontrés qu’en cours de route de la politique ? La moindre des reconnaissances qu’on peut  exprimer à l’endroit de ceux qui vous ont aidés parce que démissionnaires ; ceux qui se sont sacrifiés à votre place ; c’est de leur dire merci. Mais hélas dans le Monde des KOLELAS, ce mot magique qu’est « MERCI », on ne le connaît pas.  On ne sait même pas le prononcer. C’est là que c’est vraiment triste !

 

Un Etat quasiment absent. Des milices armées qui occupent toujours une grande partie du territoire bien qu'elles aient dû abandonner plusieurs villes du pays sous la pression des forces onusiennes, des soldats russes et rwandais. 

 

Le Togo accueillera, lundi, 8 mars 2021, la deuxième réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-MALI). Objectif : évaluer la situation qui prévaut, actuellement, au Mali et s'organiser, ensemble, afin que les élections se tiennent à date et que prenne fin la transition en mars 2022. Les travaux se dérouleront sous la présidence effective du président du Togo, Faure Gnassingbé.

Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 21 mars 2021. On insiste sur l'expression « premier tour » car cette élection n'aura pas de deuxième tour. Non pas parce que le tenant de la fonction, Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis 37 ans, est candidat à sa succession. De ce fait, il s'arrange pour être le plus populaire et le plus visible à la télévision d'Etat et sur les panneaux de publicité dans les coins et recoins du pays. Il est, naturellement, le candidat le plus riche car le trésor public est à sa disposition, tout comme, le soutien de tous les hauts dirigeants de l'Etat et du secteur privé, lui est acquis. Enfin, pour être sûr de passer comme une lettre à la poste, il a nettoyé tout le système politique national de telle sorte qu'il se retrouvera, le 21 mars, pratiquement seul dans la course. En effet, les candidats qui veulent l'affronter sont insignifiants : ils ne sont que ses faire-valoir en ce sens qu'ils sont suscités par lui-même pour qu'ils soient présents dans la course à titre de simple témoignage ou afin que l'opinion se rappelle à leur bon souvenir. Ceux qui sont arrivés devant lui, pendant l'élection présidentielle de 2016, à savoir, André Okombi Salissa et le général, Jean-Marie Michel Mokoko, croupissent en prison, depuis bientôt 4 ans. Il leur est reproché d'avoir refusé de reconnaître sa victoire usurpée. En dehors de quelques individus, le reste de l'opposition n'a pu que tirer les conséquences de cette fâcheuse situation en ne s'aventurant pas dans une coûteuse aventure qui ne servirait, strictement, à rien, les dés étant déjà jetés. Il faut ajouter que plusieurs opposants dangereux à sa survie politique, ont tous été assassinés, ce qui lui laisse un large boulevard sur lequel il roule tout seul, sans encombre et sans modération...

 

L'ONG Reporters sans frontières a déposé une plainte en Allemagne visant Mohammed ben Salmane. Et pour cause, le prince héritier est responsable de l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Il a fallu l'arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden pour que la CIA se décide de déclassifier une telle information abjecte jadis couverte par l'ogre, Donald Trump. Au nom de quelques sordides intérêts financiers profitables au milliardaire.

 

Son avocat, Thierry Herzog, et l'ancien magistrat, Gilbert Azibert, ont été condamnés aux mêmes peines, ce lundi, 1er mars 2021. Ce n'est pas la seule affaire qui perturbe le sommeil de l'ancien président qui voit ses magouilles éclabousser la relance d'une carrière politique qu'il caresse intérieurement, mais, qui semble s'éloigner de plus en plus. N'est-il pas écrit dans la Sainte Bible : Qui crache en l'air retombe sur sa face ? Cela dit, il ne s'agit pas des seuls forfaits de Sarkzoy. Il y a, aussi, et surtout, l'assassinat de l'ancien guide libyen, Mu'ammar al Kadhafi et la déstabilisation, non seulement, de la Libye (pays jadis prospère) et de tout le Sahel, qui s'en est suivie, les terroristes que Kadhafi confinait, de force, dans des casernes en Libye, ayant recouvré leur liberté. Aujourd'hui, personne n'arrive à les arrêter : ils tuent, violent, se livrent à des trafics, depuis 2012, soit un an après l'assassinat du guide libyen. Venue à la rescousse des armées du Sahel, l'armée française se montre incapable de les mettre hors d'état d'état de nuire. Conséquence, la France a fait appel aux renforts européens, qui arrivent, en prenant toutes les précautions d'usage pour ne pas avoir des pertes humaines qu'on n'arriverait pas à bien justifier à son opinion nationale. On espère que la paix reviendra dans cette partie de l'Afrique. Bref, on voit que les méfaits de la gestion alambiquée de Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, ne se limitent pas à la seule France. Ils sont plus catastrophiques en Afrique où une partie du continent a été mise sens dessus dessous. A quand le jugement de cet ancien président français pour ses très graves forfaits africains ?

De retour dans l'arène politique, l'ancien chef de la Maison Blanche, Donald Trump, se présente, d'ores et déjà, comme l'avenir du Parti républicain. Il a affirmé, dimanche, 28 février, face à une foule de conservateurs enthousiastes que la survie des Etats-Unis dépendait d'eux, flirtant avec l'idée de se représenter à la présidentielle en 2024. Il a, à nouveau, attaqué de front son successeur démocrate, Joe Biden, tout en répétant ses accusations sans fondement selon lesquelles l'élection de novembre lui a été "volée". Même pas honte !

 

Pendant trois décennies (1990-2020), l’expérience démocratique du Bénin, tout comme celle du Sénégal, a été unanimement saluée, parfois enviée, en Afrique francophone. Il est vrai que la démocratie mise en place dans ce petit pays d’Afrique occidentale au sortir de la Conférence des forces vives de la nation tenue à Cotonou du 19 au 28 février 1990 sous la présidence de Mgr Isidore de Souza n’était pas parfaite mais les Béninois en tiraient une légitime fierté pour les raisons suivantes : aux coups d’État à répétition avait succédé une alternance pacifique tous les 5 ou 10 ans, le Parlement, loin d’être une simple chambre d’enregistrement, était en mesure de contrôler l’action de l’Exécutif, la Cour suprême pouvait retoquer telle ou telle décision violant la Constitution, la presse jouissait de la liberté de critiquer les abus et dérives du gouverment, etc.

 

Le ministre sud-africain de la Culture, Nathi Mthetwa, a annoncé, mercredi, 24 février, le changement de nom de la ville de Port Elizabeth qui devient Gqeberha, un nom xhosa, la langue du peuple du même nom. Les autorités veulent, ainsi, prendre leurs distances avec l’héritage colonial. Plusieurs pays ont effacé des noms coloniaux accolés à leurs villes. Au Zimbabwe, par exemple, Salisbury (nom de l'ancien premier ministre britannique) a changé de nom pour devenir Harare grâce à la volonté anti-coloniale du défunt Camarade Bob. Dans l'ex-Zaire, Mobutu Sese Seko qui n'était pas encore maréchal avait remplacé Léopoldville par Kinshasa. Au Tchad, Fort-Lamy s'appelle désormais N'Djamena. Un peu plus au Sud, Kousséri a remplacé Fort-Foureau dans l'extrême-nord du Cameroun. Toujours au Cameroun, la cité balnéaire et capitale du Sud-Ouest, Limbe, s'appelait autrefois Victoria, en souvenir aux « bienfaits » coloniaux de Sa Majesté la reine d'Angleterre. Beaucoup d'autres exemples de noms de villes décolonisées existent en Afrique tout comme on compte, encore, des pays, totalement, hermétiquement, fermés à ce changement. Quelques exemples qui sautent à l'esprit : Libreville et Franceville au Gabon attendent de porter les noms, authentiquement, gabonais, ce qui ne serait que très bienvenu pour la capitale qui abrite le CICIBA (Centre international des civilisations bantou). Il y a, aussi et surtout, Brazzaville où un haut lieu de la culture, l'un des plus importants en Afrique centrale, porte, fatalement, le nom de l'un des colonisateurs les plus barbares et sanguinaire de l'histoire africaine : Savorgnan de Brazza. Tôt ou tard, il faudra vite, très vite, effacer cette humiliation en trouvant un nom digne de l'histoire du Congo-Brazzaville à ce mémorial.

Les milices ne se résolvent pas à déposer les armes. Ces derniers mois, elles sont passées à l'offensive. Six d'entre elles se sont regroupées en constituant la CPC (Coalition des patriotes) et ont décidé de conquérir ou reprendre un certain nombre de villes, menacé de marcher sur la capitale, Bangui. 

 

Selon le fameux Chris Yapi, qui critique tous les acteurs politiques ivoiriens sauf un, Hamed Bakayoko a débarqué à Paris le 18 février 2021 parce qu’il aurait été victime d’un poison israélien, qui laisserait peu de chances aux personnes à qui il est administré. Cette affaire, qui n’a pas encore livré tous ses secrets, soulève au moins deux questions.

 

L’ancien ministre nigérien de l’Intérieur et candidat du PNDS, le parti au pouvoir, Mohamed Bazoum, a remporté le second tour de l’élection présidentielle avec 55,75 % des voix, a annoncé, mardi, 23 février, la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il a ainsi battu l’ex-président, Mahamane Ousmane, et doit succéder à l’actuel chef de l’Etat, Ingénieur Mahamadou Issoufou, qui est l'installateur de la démocratie au Niger. En effet, alors qu'il en avait la possibilité, il n'a pas imité l'Ivoirien, Alassane Ouattara, et le Guinéen, Alpha Condé, en modifiant la constitution pour s'octroyer un troisième mandat. Il sort donc la tête haute la poitrine bien bombée et peut, légitimement, devenir un donneur de leçons de démocratie sur le continent.

 

Le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements avait présenté sa démission en juin 2020 à l'occasion de ses 75 ans, âge officiel de la retraite au Vatican. Embarrassant du coup le Saint-Père. Sa demande, après mûre réflexion de ce dernier, vient d'être acceptée. Ce départ va provoquer beaucoup de joie dans le camp des évêques qui militent pour la fin du célibat des prêtres, doctrine à laquelle s'opposait, farouchement, le cardinal, Robert Sarah, avec  son principal allié, l'ancien pape Benoît XVI.

 

" La Centrafrique remercie Moscou pour son aide par une manifestation monstre ". C'est en ces termes que l'agence Sputnik (l'agence de presse multimédia lancée par le gouvernement russe le 10 novembre 2014) salue le rassemblement à Bangui le13 février 2021 de 3.000 étudiants et élèves des établissements secondaires affichant leur reconnaissance à l'égard de la Russie, qui a concouru à la libération, ces dernières semaines, d'un certain nombre de villes aux mains des milices.

 

Vendredi, 19 février, a lieu un G7 par écrans interposés, réunion à laquelle participera pour la première fois Joe Biden depuis son élection. Gestion de la pandémie et partage des vaccins sont au menu au moment où la Russie et la Chine dament le pion aux membres du G7 en se montrant plus généreux dans la distribution de leurs vaccins aux pays du tiers-monde notamment africains.

 

Dans un discours à la Nation prononcé, jeudi, 18 février, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé qu'il allait procéder à un remaniement ministériel dans les 48 heures. Il va, également, dissoudre le parlement et appeler à des élections anticipées. Enfin, il décrète une grâce pour plusieurs dizaines de détenus du Hirak, dans un geste d'apaisement à l'adresse de ce mouvement de contestation populaire. A-t-il été touché par une grâce divine lors de ses deux séjours médicaux en Allemagne où il a, notamment, été soigné du coronavirus ? Toujours est-il qu'il prend les choses en main et montre qu'il est en forme plus que jamais pour s'occuper des affaires publiques. Lui qui était qualifié de président sous-tutelle à son arrivée au pouvoir.

 

Le juge a prononcé la nullité de citation dans l'affaire qui oppose Me Maurice Massengo-Tiassé et les Editions Forum des Sans Voix, d'un côté, et Guy Brice Parfait Kolelas, de l'autre, après la parution du livre : "L'autopsie d'un Etat totalitaire : Crimes d'un génocidaire" aux éditions Forum des Sans Voix. Il est clair que dans cette affaire, Kolelas était, grossièrement, poussé à la plainte par le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville, qui en veut à Tiassé d'avoir écrit un livre qui est susceptible de le traduire à la Cour pénale internationale. Bébé Kolelas s'en tire avec une humiliation suprême, les juges français n'étant pas corrompus comme ceux du Congo-Brazzaville.

 

Des centaines d'élèves d'un pensionnat situé dans le Nord du Nigeria, le collège gouvernemental de Kagara, ont été enlevés, mardi, 16 février, soir, tandis qu'au moins, un étudiant a été abattu, selon un responsable local. Pour une énième fois, le très inefficace président, Muhammadu Buhari, a ordonné, mercredi, 17 février, soit, une journée plus tard, une opération de sauvetage. Six années de pouvoir marquées par une incapacité manifeste à éradiquer la secte Boko Haram, qui avait été à l'origine de son élection quand Buhari avait fait savoir que le président civil, Goodluck Jonathan, n'avait pas d'épaules suffisamment larges pour venir à bout de cette secte. Mais, six ans, après, on peut affirmer que Jonathan ne se débrouillait pas mal et qu'en tant que général à la retraite, grand connaisseur des dossiers militaires, Muhammadu Buhari ne fait, tout simplement, pas honneur à sa profession d'origine. Il a même trop de chance que son opposition ne lui crée pas de sérieux problèmes au regard de son inaction contre les djihadistes. Au Mali, par exemple, l'immobilisme du président, Ibrahim Boubacar Keita, avait abouti à un coup d'état militaire en règle, qui a permis à l'armée malienne, une fois au pouvoir, de changer sa stratégie de reconquête du Nord-Mali.

 

Des propos tenus par la ministre sud-africaine de l’Education de base, Angie Motshekga, ont créé la polémique en Afrique du Sud où le taux de viols est parmi les plus élevés au monde. Elle était, lundi, 15 février 2021, sous le feu des critiques pour avoir sous-entendu que les hommes ayant fait des études ne violaient pas, alors que l'exemple le plus patent pour tout le monde, c'est celui de l'ancien président, Jacob Zuma, qui passa au tribunal en 2005 et 2006, alors qu'il était le vice-président du pays, à la suite du viol de la fille de son meilleur ami. Angie Motshekga a dû, par la suite, se confondre en excuses, après cette sortie mal pensée.

 

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé, lundi, 15 février, soir, l'envoi de 1 200 soldats dans la zone dite des "trois frontières", entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour lutter contre les djihadistes. Cette annonce (qui se voulait solennelle en présence d'Emmanuel Macron) a, finalement, été faite en marge du Sommet du G5 Sahel, dans un tweet de la présidence. Déby a vite fait de se dégonfler quand il s'est rendu compte que ses homologues n'étaient pas d'accord qu'il politise cet événement en son seul (petit) profit. Calculateur et manipulateur politique, le « maréchal de pacotille » autoproclamé des armées du Tchad, promet cette dotation de soldats depuis le Sommet de Pau, en France en début de l'année dernière. Mais, il a attendu la coïncidence de deux événements : son accession à la présidence en exercice du G5 Sahel, ce qui explique que le Sommet se tienne à N'Djamena, et puis, surtout, sa candidature à la présidence de la République pour un sixième mandat que toute la grande majorité de Tchadiens lui conteste. Cette élection se tiendra le 11 avril prochain, ce qui explique que le président français, Emmanuel Macron, ait, au dernier moment, décliné l'invitation à venir, physiquement, dans la capitale tchadienne, s'afficher aux côtés d'un dictateur sans foi ni loi, qui, dans quelques semaines, organisera un passage en force pour gagner l'élection dès le premier tour, alors qu'il serait incapable de la gagner, sans frauder, devant un individu normalement constitué.