3e MANDAT ILLEGAL : « Le menteur d'Abidjan » (Ouattara) remis à sa place à Niamey lors du Sommet de la CEDEAO

Le 57e Sommet ordinaire de la CEDEAO qui s’est tenu, lundi, 7 septembre, à Niamey, au Niger, a été, de nouveau, l’occasion pour les chefs d’Etat et gouvernement de s'écharper. Du coup, le donneur des leçons en chef (de la démocratie pour les autres), le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, en a pris pour son grade. Une nouvelle fois. Toujours en présence du président bissau-guinéen, Umaro Cissoko Emballo, qui lui avait passé un savon, lors du dernier Sommet en visioconférence, en lui faisant savoir, contre toute attente, qu'il ne pouvait pas se borner à condamner le coup d'état au Mali, comme il le faisait, et ignorer son propre coup d'état qu'il organisait contre la constitution de son pays dont il est le garant, en s'octroyant un 3e mandat qui lui est, formellement, interdit. Le président bissau-guinéen, cette fois, n'a rien dit, laissant le « grand-frère », Muhammadu Buhari, parler à sa place (sur notre photo Muhammadu Buhari rigole avec Macky Sall et Umaru Cissoko Emballo).

Selon Garba Shehu, porte-parole du président nigérian, le président, Muhammadu Buhari, a mis son homologue ivoirien mal à l'aise en le mettant dos au mur, en tenant des propos pour le moins sans équivoque :

« En tant que dirigeants de nos Etats membres de la CEDEAO, nous devons adhérer aux dispositions constitutionnelles de nos pays, en particulier, sur la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région ».

«Dans l'état actuel des choses, les défis auxquels la sous-région est confrontée sont énormes ; des questions socio-économiques aux questions de sécurité, la sous-région de la CEDEAO ne peut donc pas se permettre une nouvelle crise politique, sous couvert d'allongement de mandat. Je nous exhorte tous à résister à la tentation de chercher à nous perpétuer au pouvoir au-delà des dispositions constitutionnelles ».

«Je félicite ceux parmi nous (Mahamadou Issoufou, ndlr) qui ont résisté à de telles tentations, car ils seront considérés comme des modèles exceptionnels dans leurs pays respectifs et dans la sous-région dans son ensemble ».

«Cet appel à la retenue est lié à la nécessité de garantir des élections libres, justes et crédibles. Cela doit être le fondement de la démocratie dans notre sous-région, tout comme la nécessité d’adhérer à l’état de droit» (fin de citation de Muhammadu Buhari).

Après avoir tenu ces propos, « le menteur d'Abidjan » s'est directement senti visé, accusant le coup. Son acolyte du 3e mandat, le Guinéen, Alpha Condé, avait, lui, malicieusement, choisi de se faire représenter à ce Sommet par son ministre des Affaires étrangères. Il savait que ça devait mal se passer pour lui et Ouattara.

De retour à Abidjan, dans la journée, « le menteur d'Abidjan », fidèle à l'écart qu'il a l'habitude de prendre sur la vérité, a fait un compte-rendu biaisé de ce Sommet en évitant, soigneusement, de parler de cette importante recommandation de Muhammadu Buhari, président de la principale puissance de la CEDEAO.

La déception à l'égard de Ouattara qu'on appelle, déjà, couramment, « le menteur d'Abidjan », est unanime en Afrique. Et au sein de la diaspora africaine mondiale. Il est l'exemple-type du dirigeant dont on n'a plus besoin à la tête d'aucun Etat africain.

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