AFRIQUE DU SUD : Une autre Opération Destitution de Jacob Zuma actuellement en cours

Il s'agit de la dernière tentative en date de l'opposition pour faire tomber le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2009 et dont le second et dernier mandat expire en 2019.

"Nous demandons à la Cour d'ordonner au Parlement d'examiner" si le président doit être destitué ou non, a déclaré devant la plus haute juridiction du pays l'avocat, Tembeka Ngcukaitobi, au nom du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF de Julius Malema.

"Le comportement du président n'a pas été examiné à la loupe", a-t-il fait valoir. "Ce que nous demandons, c'est qu'il y ait une enquête sur son comportement" dans le cadre d'une procédure de destitution, a-t-il ajouté. En Chine où il participe au Sommet des BRICS, Jacob Zuma crie à l'acharnement en tombant des nues (notre photo).

Le principal parti de l'opposition sud-africaine, l'Alliance démocratique, ne s'est pas, formellement, associé à cette initiative. Mais, cela ne veut pas dire qu'il ne soutient pas cette initiative.

Pendant deux ans, le président Zuma a refusé de rembourser l'argent dépensé par le Trésor public pour des travaux de modernisation de sa résidence privée du KwaZulu-Natal (Est).
Il en a, finalement, rendu une partie, soit un demi-million d'euros, après un jugement rendu en 2016 par la Cour constitutionnelle qui l'a reconnu coupable de violation de la loi fondamentale.
M. Zuma est un "escroc" qui "a échoué dans son devoir de président", a déclaré, ce mardi, à la presse, le secrétaire général des EFF, Godrich Gardee.

La procédure de destitution se fait en deux temps : une commission parlementaire est d'abord chargé d'enquêter sur le président et, au vu de ses conclusions, le Parlement se prononce, ensuite, sur sa destitution.
Une majorité des deux-tiers est requise pour destituer le chef de l'Etat.

Le président Zuma a, jusqu'à présent, survécu à plusieurs motions de défiance qui, elles, requièrent, seulement, la majorité absolue.

Il est, cependant, sorti affaibli de l'échec, en août, de la dernière motion présentée par l'opposition : une trentaine de députés de son parti, le Congrès national africain (ANC), avaient voté en faveur de la motion. L'objectif est de continuer d'augmenter ce nombre afin de réussir l'opération « destitution de Jacob Zuma ».

Un vent de fronde secoue l'ANC, où une guerre de succession est engagée entre les pro et les anti-Zuma en vue de l'élection de son nouveau chef en décembre.

Le président, touché par plusieurs scandales et âgé de 75 ans, ne se représentera pas à ce poste. Il est, notamment, sous la menace de la réouverture de 783 charges de corruption dans une vieille affaire de contrat d'armement.

Avec AFP

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