Aller au contenu principal

LIBYE : Seïf al-Islam Kadhafi (bientôt) candidat à l'élection présidentielle pour succéder au frère guide

Image
Partager
Categorie
sam 31/07/2021 - 17:59
Body

Seïf al-Islam Kadhafi, fils du frère guide, Mu'ammar al Kadhafi, veut "restaurer l'unité perdue" de la Libye après une décennie de chaos. Pour cela, il envisage de se porter candidat à l'élection présidentielle, dans une interview accordée au New York Times, vendredi, 30 juillet.

"L'heure est au retour dans le passé. Le pays est à genoux (...), il n'y a pas d'argent, pas de sécurité. Il n'y a pas de vie ici", estime Seïf al-Islam, 49 ans, réapparu pour la première fois depuis des années.

En 2011, le frère guide fut assassiné par une coalition occidentale dont le fer de lance fut le président français, Nicolas Sarkozy. Ce dernier s'engagea dans cette voie malgré de fortes réticences de l'Union africaine (UA) dont la présidence en exercice était assurée par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, alors que le Gabonais, Jean Ping, présidait la Commission de l'UA. Encore en vie, ces deux dirigeants africains peuvent encore expliquer comme ils furent snobés par les dirigeants occidentaux de l'époque dont Sarkozy, mais aussi, le premier ministre britannique, David Cameron, et le duo Barack Obama et Hillary Clinton, qui, visiblement, avaient déjà scellé le sort du dirigeant libyen. Kadhafi fut assassiné, officiellement, parce qu'il fallait protéger les populations civiles qu'il assassinait à tour de bras et qu'il fallait aussi instaurer la démocratie en Libye. Mais, on sait que c'est faux. Sarkozy lui en voulait parce qu'il n'avait pas passé, au moins, une dizaine de milliards de dollars de commandes militaires et autres, comme il aurait promis, outre le fait que le frère guide était l'inspirateur principal des chefs d'Etat africains qui militaient pour la création d'une monnaie continentale. Pourchassés comme du gibier dans la forêt tropicale d'Afrique centrale, Mu'ammar al Kadhafi et ses proches furent tour à tour assassinés, dans la confusion, emprisonnés ou forcés à l'exil. Trois des fils Kadhafi avaient été tués, mais, le sort du quatrième, Seïf al-Islam, qui a longtemps fait figure de successeur à son père, s'en sortit avec un emprisonnement.

Kadhafi et Sarkozy.Nicolas Sarkozy reçoit en grandes pompes le colonel Kadhafi le 10 décembre 2007 à l'Elysée. Mais quatre ans après, il devenait le capitaine de l'équipe occidentale qui mit fin à son régime de façon brutale.

Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, dans le Nord-Ouest de la Libye, Saif al-Islam avait été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif. Le groupe le détenant avait néanmoins refusé de le livrer aux autorités ou à la Cour pénale internationale (CPI), à la demande de la procureure gambienne, Fatou Bensouda, qui osa le rechercher pour "crimes contre l'humanité". Après 2017, sa trace s'est évaporée.

Dans sa première rencontre avec un journaliste étranger depuis une décennie, Seïf al-Islam affirme qu'il est désormais un "homme libre" et qu'il organise un retour politique, sans indiquer précisément comment. Mais, on pense qu'il sera candidat à la prochaine élection présidentielle.

"Désenchantés par la révolution", les rebelles qui l'ont capturé ont "finalement réalisé qu'il pouvait être un puissant allié", explique-t-il dans ce long entretien à l'édition magazine du New York Times.

L'interview, réalisée en mai, a été publiée seulement dimanche. Elle s'est déroulée dans une "somptueuse villa de deux étages" à l'intérieur d'un complexe fermé à Zenten. Le New York Times a, également, diffusé des photos de Seïf al-Islam prises pendant l'entretien, vêtu d'un qamis noir brodé de motifs dorés, barbe grisonnante et turban noir sur la tête.

Après une décennie de lutte pour le pouvoir sur fond d'ingérences étrangères, la Libye s'est dotée en mars d'un gouvernement provisoire chargé d'unifier les institutions d'ici un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.

Maintenant qu'il a retrouvé sa parole d'homme libre, quand va-t-il expliquer les relations que son défunt père entretenait avec Nicolas Sarkozy au point que celles-ci soient à l'origine de son assassinat ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager

Politique

Khartoum a déjoué, mardi, 21 septembre, une tentative de coup d'état attribuée à des anciens responsables du régime d'Omar el-Béchir, chassé du pouvoir, il y a deux ans, par une révolte populaire.

Le déplacement au Sahel de la ministre française des Armées, Florence Parly, entamé au Niger (le nouveau bon élève de la doctrine militaire française en Afrique), vise notamment à exposer aux pays

Quand on lit  ‘L’homme révolté’, on s’aperçoit tout de suite que, pour Albert Camus, la révolte est toujours motivée par le sentiment d’une injustice, faite non seulement à soi-même, mais à tout ho