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SANCTIONS AU MALI : La CEDEAO bombe son torse contre 150 personnalités de la transition (Lâcheté suprême)

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jeu 18/11/2021 - 17:46
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Le premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, et la quasi-totalité de son gouvernement figurent parmi environ 150 personnalités visées par des sanctions individuelles infligées récemment par la CEDEAO. Pour sauver les apparences, et permettre au chef de la diplomatie de ne pas être cloîtré sur place, ce qui aurait été contreproductif,  le colonel et président de la transition, Assimi Goïta, et son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, n'y figurent pas. La CEDEAO, consciente de son incapacité et de son inefficacité, est allée jusqu'à demander un secours à l'Union européenne afin que cette dernière applique, également, ces sanctions pour qu'elles aient un minimum d'efficacité.

En dehors des ministres du gouvernement Choguel Maïga, les 121 membres du Conseil national de la transition, qui fait office d'organe législatif, sont, également, sanctionnés. Les avoirs financiers de tous ceux qui se trouvent sur la liste sont gelés et ils ont l'interdiction de voyager au sein de la CEDEAO. Ces sanctions frappent, aussi, les membres de leur famille. Disons tout de suite que ces mesures de la CEDEAO vont être très (très) difficiles à respecter. La CEDEAO mettra-t-elle un fonctionnaire pour surveiller chaque vol dans son espace de communataire ? Que non ! (sur notre photo le célèbre imam Mahmoud Dicko grand soutien du pouvoir de transition).

Réunis en sommet le 7 novembre, à Accra, les dirigeants de la CEDEAO avaient décidé d'infliger des sanctions individuelles à ceux qui, après deux coups d'état en un an dans le pays plongé dans une crise profonde, décidaient de se venger de ce que le pouvoir de transition se joue de ses (grands) responsables de la CEDEAO, en sortant cette cartouche de sa poche.

Dans le document remis à la presse, la CEDEAO constate «l'absence de progrès dans la préparation des élections, notamment, l'absence d'un calendrier détaillé» en vue de la tenue de ces élections «aux dates convenues». Le non-respect de l'échéance est «constitutif de la remise en cause des fondements essentiels» de l'organisation, dit la CEDEAO.

Le pouvoir de transition.5 à 10 ans de transition, sont, actuellement, demandés par les religieux et la société civile.

La réalité est tout autre : les 150 personnalités ne disposent pas, à quelques exceptions près, des biens et des comptes bancaires bien fournis à l'étranger qui puissent les inquiéter. C'est donc un coup d'épée dans l'eau des dirigeants de la CEDEAO dont la crédibilité est au plus bas, après avoir validé les troisièmes mandats d'Alpha Condé en Guinée et Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire. La CEDEAO n'a pas hésité à condamner le coup d'état en Guinée contre Condé, alors que dix mois plus tôt, elle avait validé, sans scrupule, le coup d'état constitutionnel du même Condé. Une politique de deux poids deux mesures. C'est la danse sur un seul pied.

La société civile et religieuse qui a rencontré, il y a quelques jours, le pouvoir de transition a demandé que les militaires restent en place pendant 5 à 10 ans, un délai qui devrait leur permettre de mettre fin au djihadisme et de relancer la machine économique du pays sans oublier l'organisation des élections libres et transparentes. On est ici, bien loin des prétentions de la CEDEAO, qui continue de parler d'élection en février 2022.

 

 

 

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