BURUNDI : Le retrait de la CPI acté par un courrier envoyé à Ban Ki-moon

La lettre officielle a été remise aux services du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon par la ministre burundaise de la Justice, Laurentine Kanyana, lors d'une visite à New York (notre photo montre les députés votant le retrait à main levée à l'Assemblée nationale du Burundi).

Le retrait prend effet un an après la réception de cette lettre. Le compte à rebours a d'ores et déjà commencé.

Successivement, le Burundi, l'Afrique du Sud et la Gambie ont annoncé leur retrait de la CPI, accusant la CPI de cibler, essentiellement, des pays africains.

L'ONU n'a pas, encore, reçu de notification officielle de la Gambie. Mais, connaissant la détermination du président, Yahya Jammeh, ce n'est qu'une question de jours.

Les Nations-Unies souhaitent que Pretoria et Bujumbura reviennent sur leur décision, a rappelé Stéphane Dujarric.
"Ce retrait peut lui-même être retiré", a-t-il déclaré

La CPI avait lancé, en avril, une enquête préliminaire sur des accusations de meurtres, torture et autres exactions au Burundi.

Des experts de l'ONU avaient, aussi, mis en cause les forces de sécurité burundaises dans un rapport accablant où ils avaient parlé de « massacres ».
Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis que le président, Pierre Nkurunziza, a annoncé, en avril 2015, sa candidature à un troisième mandat, qu'il a obtenu, en juillet, de la même année après une élection boycottée par l'opposition.

Des violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 personnes à quitter le pays.

Avec AFP

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