CHINE-AFRIQUE : Les vérités d'un Chinois à une Africaine de Paris

Un chinois et une Africaine font connaissance à Paris. Ils engagent une conversation qui interpellerait tout Africain qu'il soit chef d'Etat, ministre, opérateur économique, politique, social ou culturel, universitaire ou simplement chômeur. A un moment donné, les Africains doivent se regarder en face et se dire les vérités : ils ont tellement passé leur temps à dormir, à manger, à boire, à porter les beaux habits, qu'il est bienvenu, aujourd'hui, que le coronavirus les ait réveillés. Un réveil brutal certes mais salvateur. Suivez ce dialogue édifiant et dénué de racisme et de toute considération superflue. Il est très instructif.

Le Chinois : Xhenxhi Honhong est mon nom.

L'Africaine : Enchantée. Moi, je me nomme Emmanuelle Noëlle de Souza.

Le Chinois : Vous n'êtes donc pas Africaine mais Franco-brésilienne ?

L'Africaine : Si, je suis Africaine.

Le Chinois : Et vous vous appelez Emmanuelle Noëlle De Souza ? Est-ce un nom d'origine Africaine ?

L'Africaine : Oui, je dois à mes parents ce joli nom.

Le Chinois : Même des simples noms qui pourtant n'exigent aucune technique, aucune technologie, vous n'arrivez pas à en produire chez vous ? Il faut que vous les importiez ou qu'on vous en fasse don ? Nous allons donc commencer à les fabriquer chez nous en Chine pour venir vous les vendre. Il est hors de question que nous laissions ce vaste et rentable marché de noms aux seuls Européens. Et vous préférerez nos noms à ceux des Européens pour une raison bien connue : "Made in China", c'est toujours moins cher !

L'Africaine : Vous faites aussi des blagues chez vous, c'est bien donc ! Et que faites-vous ici ?

Le Chinois : J'étudie les neurosciences et je m'intéresse aussi beaucoup à la robotique. Je donne aussi des cours sur la civilisation chinoise à l'Université de Paris, et vous ?

L'Africaine : Je suis un doctorant-chercheur.

Le Chinois : Chercheur en quoi ?

L'Africaine : Je suis chercheur en littérature française et spécialiste de Victor Hugo (notre photo).

Le Chinois : Comment ça ?

L'Africaine : Je lis et commente les œuvres des auteurs français et j'analyse beaucoup Victor Hugo.

Le Chinois : Vous n'êtes pourtant pas un médecin légiste, pourquoi faites-vous des analyses sur un cadavre ?

L'Africaine : Haha, je lis et fais des recherches dans les écrits de Victor Hugo, je ne touche pas à son cadavre. D'ailleurs, je ne sais même pas où il est enterré.

Le Chinois : Donc, ton boulot est de faire des recherches sur ce que Victor Hugo a écrit, autrement dit, tu cherches ce que Victor Hugo a déjà trouvé. Quelle paresse intellectuelle est la tienne ! Faites des études utiles pour sauver vos frères de la famine plutôt que de chercher ce que d'autres ont déjà trouvé depuis la nuit des temps.

L'Africaine : Vous avez vraiment le sens de l'humour... En fait, je vous ai approché pour vous inviter à notre culte.

Le Chinois : Ça tombe très bien ! J'ai déjà assisté par curiosité aux cultes chrétien, musulman, bouddhique, ... mais jamais, à un culte africain. C'est donc une occasion que je ne raterai pas. Où aura lieu le culte ?

L'Africaine : A "International Church Of The Last Soldiers of Jesus" dans le neuvième arrondissement...

Le Chinois : Attends, tu es entrain de m'inviter à l'église ?

L'Africaine : Oui, à l'église du grand prophète américain, Weiss White, le prophète des grands miracles, le seul homme au monde...

Le Chinois : Vous n'avez pas aussi une religion propre à vous ? Vos prophètes à vous sont aussi étrangers ? Que vous êtes terribles et misérables vous les Africains ! Je n'aurai plus le temps pour votre culte et je dois vous quitter maintenant... Mais, que vous êtes bien habillée !!!

L'Africaine : Merci, c'est le pagne africain ! Et mes mèches sont brésiliennes. Mon sac est du Gucci et mes sils et mes ongles sont de L'Oréal.

Le chinois murmurant seul en partant : Pauvre Africaine, elle ne sait pas que ce qu'ils appellent pagnes africains et dont ils sont fiers, sont des tissus hollandais fabriqués dans nos usines en Chine. Elles ne se sentent belles que lorsqu'elles délaissent ce que Dieu leur a donné pour se charger d'artifices créés par des étrangers, qui ne font que du business. Ces pauvres Africains ne se donnent de la valeur que lorsqu'ils sont conformes aux normes créées par d'autres pour mieux les contrôler. Comment un humain peut se sentir beau que lorsqu'il porte des faux cheveux, des faux-ongles, des faux sils, de fausses fesses, etc. ? Ceux-là seront toujours colonisés par le contrôle de leur manière de penser vu qu'ils méprisent ceux que Dieu et la nature leur ont donné pour adopter ce que d'autres ont reçu en fonction de leur milieu de vie et de leur condition.

Ce message est un appel à l'éveil des consciences des Africains. Il ne souffre d'aucune partialité ou de discrimination.

"On ne monte que sur un dos courbé."

Africains, réveillez-vous !!!

Vive le Covid-19 qui aide à la conscientisation des Africains !

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