CONGO-BRAZZAVILLE : Bientôt à la CPI le dictateur lève en catastrophe l'interdiction de la RadioTV Forum des droits de l'homme

Qui a dit que Sassou-Nguesso fera du Congo-Brazzaville et des Congolais ce qu'il voudra ? C'est vrai qu'il essaie de normaliser la vie politique de son pays, toujours, à la tête de l'Etat, après avoir, seulement, obtenu 8% à l'élection présidentielle du 20 mars. C'est vrai qu'après avoir perdu cette élection, il s'est permis d'emprisonner son vainqueur, le général, Jean-Marie Michel Mokoko, qui croupit dans une cellule infestée de rats de la prison centrale de Brazzaville. C'est vrai, aussi, que ce dictateur sanguinaire qui a proclamé les résultats de la présidentielle, à 3h00 du matin, après avoir mis 5.000 militaires sur tous les points stratégiques de Brazzaville, n'avait eu aucune réplique internationale digne de ce nom, quand il a coupé, pendant, quatre jours, les télécommunications (pas d'internet ni de téléphone, pas de sms, pas de réseaux sociaux), etc. C'est vrai que le dictateur sanguinaire a repris des libertés en s'improvisant « facilitateur » de la crise rdcongolaise de l'autre côté du fleuve, bien qu'il ait obtenu une fin de non recevoir de l'opposition pour son offre. C'est vrai que c'est dans le même esprit, qu'il cherche, aujourd'hui, à devenir l'un des médiateurs de la crise gabonaise, alors que, dans la logique, il n'a rien à envier à un Bongo Ondimba Ali (BOA) dans la mesure où c'est la même fumée de la même pipe. Bref, Sassou-Nguesso le dictateur dont les crimes contre l'humanité et les différents génocides et massacres, intéressent, au plus haut point, la Cour pénale international (CPI), fait semblant de se comporter, comme si ça allait, très bien, chez lui, à Brazzaville. Que non ! Ca va très mal pour lui. En voici la preuve.

Le rapport chaud (chaud chaud) sur les droits de l'homme, rédigé, par Me Maurice Massengo-Tiassé, entre le moment où il avait organisé son référendum pour changer la constitution, en octobre 2015, et les tueries du Pool, après la présidentielle de mars 2016, fait son bonhomme de chemin. Déjà, envoyé à la CPI, il sera examiné, mardi, 13 septembre 2016, à Genève, à la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies. Ce rapport met à nu, les massacres organisés par le dictateur, et qui, cette fois-ci, ne resteront pas impunis. Ce rapport diffusé dans le numéro 444 d'Afrique Education (notre photo), actuellement, chez vos marchands de journaux, est la preuve que la page de la présidentielle du 20 mars 2016, est loin d'être tournée. Ne sachant pas par quel bout répondre aux multiples questionnements qui l'interpellent dans ce rapport, il a commencé, en surprenant tout le monde, à autoriser, à nouveau, le fonctionnement de la RadioTV des droits de l'homme de Me Maurice Massengo-Tiassé, jeudi, 8 septembre 2016, alors que ce média (qui donne la parole à tous les Congolais opprimés et victimes des questions d'abus de toutes sortes) avait été fermée, sur ordre du dictateur, en octobre 2015, c'est-à-dire, au moment où il cherchait à passer en force sa nouvelle constitution taillée sur mesure.

Ayant fui le Congo-Brazzaville pour ne pas ne subir le même sort que le général Mokoko dont il était un proche conseiller, Me Maurice Massengo-Tiassé, réside, aujourd'hui, en France, et sera bien présent, mardi, 13 septembre, à Genève, pour défendre son rapport, devant la Commission des Nations-Unies. Sassou-Nguesso a de quoi avoir peur.

Rappelons que le 23 octobre 2015, les policiers avaient notifié la suspension du groupe Forum Radio TV des droits de l'homme, en emportant, avec eux, plusieurs équipements de la régie de diffusion. Une semaine après, un saccage en règle était effectué dans le bâtiment abritant la radio et télévision détruisant, sabotant et emportant tous les appareils de réalisation, de production et de diffusion jusqu’au centre des émetteurs et d’énergie mettant hors d’usage le groupe électrogène. Le coût total est des dégâts se chiffre à plus de cent quatre vingt dix sept millions de F CFA (197.000.000) soit 295.500 euros.

Son ouverture annoncée, jeudi, 8 septembre, par le dictateur, semble être un piège, pour attirer le promoteur de ce média et auteur du rapport en vue de sa comparution à la CPI, Me Massengo-Tiassé, à venir, à Brazzaville, afin que l'étau se referme, définitivement, sur lui. Après ce sera ni vu ni connu, avec comme destination, la prison de Brazzaville où il devra retrouver le général Mokoko, l'opposant Paulin Makaya et beaucoup d'autres.

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