CONGO-BRAZZAVILLE : Cher dictateur Sassou-Nguesso, « Libérez immédiatement Ghys Fortuné Bemba » !

Piqûre de rappel pour tous les journalistes et hommes politiques congolais. Qu'ont-ils fait depuis que le journaliste, Ghys Fortuné Bemba, croupit sous les geôles du dictateur alors qu'il y est, justement, parce qu'il dénonçait les crimes de Sassou-Nguesso ? Il a fallu que des institutions très loin du Congo-Brazzaville, rappellent aux journalistes et hommes politiques congolais leur devoir d'assistance à l'un des leurs en danger. A un moment, on comprend pourquoi Sassou règne (sans partage) dans ce pays, sans difficulté, depuis plus de trente ans. Car avec une classe politique et médiatique aussi passive et peureuse, il n'a, strictement, rien à craindre. A cette allure, il sera, encore, en place dans vingt ans.

Deux organisations (occidentales) de défense et de protection des journalistes ont adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, lui demandant la libération d’un journaliste indépendant emprisonné, sans jugement, depuis plus de huit mois.

Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), ont écrit au dictateur congolais pour "demander la libération immédiate du journaliste et éditeur du journal Talassa, Ghys Fortuné Bemba", selon le communiqué.

"La détention de M. Bemba (notre photo), qui dure depuis plus de huit mois, sans procès, est inhumaine et résonne comme une intimidation pour tous les médias du Congo", dénoncent les deux ONG.

"Nous vous demandons instamment d’user de votre entregent pour assurer que M. Ghys Fortuné Bemba soit immédiatement libéré et que toutes les enquêtes contre lui soient abandonnées", insistent-elles.
Ghys Fortuné Bemba est aux arrêts depuis le 11 janvier. Il est accusé par le procureur de la République "de complicité d’atteinte à la sécurité de l’Etat", en lien avec la publication d’une déclaration de l’ancien chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi.

A la tête d'une délégation de 44 personnes dont la moitié constituée des membres de sa famille (épouse, enfants, petits-enfants, neveux, nièces, gendres, beaux-fils, belles-filles, etc.), le dictateur assiste à la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York, où il espère, vivement, serrer la main de l'Américain, Donald Trump. Pour lui, c'est une question d'honneur après son voyage raté en janvier 2017 où il avait passé quatre (longs) jours aux Etats-Unis, dans l'espoir d'être reçu par le futur chef de la Maison Blanche. Malheureusement, Sassou était rentré tête basse, la queue entre les jambes, à Brazzaville, sans avoir eu, même un coup de fil d'excuse de son futur homologue. La honte totale pour « l'homme de paix » ! Depuis, il rêve de laver cette humiliation en voulant rencontrer Trump. Par tous les moyens y compris en arrosant, massivement, plusieurs lobbystes de Washington.

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