CONGO-BRAZZAVILLE : Clément Mouamba et la raison patriotique

Nous nous interrogeons. Au Congo Brazzaville, les mesures d'état d'urgence sanitaire et de confinement pour barrer la route à la pandémie du coronavirus sont entrées en vigueur, dans la nuit de mardi, 31 mars 2020. Mesures dont la durée est prorogée, au delà de 20 jours, au motif que ne se ralentit pas la progression du COVID-19.

Fragilisés et diminués par un confinement qui les surprend dans un contexte où l'environnement socio-économique du pays est dégradé, les Congolais voudraient, du Gouvernement Clément Mouamba, aux fins de la relance, que des chantiers prioritaires précis soient identifiés, dans le dispositif de déconfinement qui, nécessairement, doit arriver.

Des urgences attendent des réponses. Tels, le retour, sans dégât, à l'école et à l'université, la pleine reprise du travail, tous secteurs confondus, dont l'informel. De même, la réhabilitation et la mise aux normes des infrastructures sanitaires. Egalement, le bon fonctionnement des transports, la dotation en masques et gel hydo-alcoolique pour certains groupes sociaux, ainsi que, leur libre écoulement sur le marché.

Sans arrêt réclamé, le désengorgement des maisons d'arrêt où, avec la promiscuité, la moindre pénétration du coronavirus, sera une hécatombe. Une prospective d'accompagnement des personnes âgées devrait être envisagée.

Ces chantiers ont toute leur importance. L'épidémie du coronavirus est toujours très active, à travers le monde où le cap de 200.000 décès a été dépassé, au moins, 2,9 millions de contaminés, ce 27 avril 2020.

Pour l'Organisation mondiale de la santé(OMS), dans un communiqué, rendu public, le 24 avril 2020, il " n'existe pas de preuve que les personnes qui se sont remises du COVID-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection ".

Il faut espérer du premier ministre, Clément Mouamba, personnalité congolaise clé de l'orientation de la politique gouvernementale, aux côtés du président, Denis Sassou-Nguesso, qu'il soit tenu par la raison patriotique.

Veillant à donner aux problématiques nées avant et pendant le coronavirus une forme telle qu'il soit possible de les résoudre grâce à l'intelligence collective.

L'un des maux dont souffre le Congo, c'est l'enracinement dans la recherche, toujours partisane, hors du génie de l'ensemble des forces vives de la nation, des solutions aux difficultés que connait le pays.

La raison patriotique est le plus parfait et le plus noble des sens d'un citoyen, surtout, aux échelons supérieurs de la gouvernance d'un pays.

C'est une exigence, encore plus forte, dans le cas du Congo dont l'état général est à la baisse de la productivité, à l'accroissement des inégalités et à l'aggravation de la pauvreté.

Joseph Ouabari Mariotti
est membre du parti UPADS,
Ancien ministre de la Justice Garde des Sceaux du Congo-Brazzaville
sous la présidence du professeur Pascal Lissouba.

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