CONGO-BRAZZAVILLE : Guy Brice Parfait Kolelas futur chef de l'opposition ?

Au lendemain de la présidentielle contestée de mars, Guy Brice Parfait Kolelas s'était empressé de reconnaître la victoire du dictateur en « prenant acte » de celle-ci. Chose qui avait provoqué un tollé dans les rangs de l'IDC et du FROCAD. Par la suite, Pascal Tsaty Mabiala, le patron de l'UPADS lui avait emboîté le pas, pulvérisant du coup l'alliance anti-Sassou qui avait été concoctée avant l'élection. Aujourd'hui, les deux candidats malheureux vont-ils récupérer les dividendes de leur allégeance au pouvoir en place ?

Toujours est-il que le gouvernement congolais a adopté le statut de l’opposition en conditionnant sa mise en œuvre par la désignation d’un chef de cette opposition, indique le compte rendu de la réunion des ministres rendu public, mercredi, 26 octobre, à Brazzaville. Ce n'est pas un mystère. On connaît, déjà, ce chef de l'opposition qui sera Guy Brice Parfait Kolelas. Il sera l'opposant numéro 1 de celui qu'il appelle, affectueusement, « papa » (notre photo où il est reçu par son "papa"). Une opposition consensuelle, non heurtée, qu'appelle de tous ses vœux le grand chef de Mpila.

L’adoption du statut de l’opposition permettra aux membres de l’opposition politique de jouir de toutes les libertés publiques garanties par la Constitution, indique-t-on.
Entres autres objectifs, le statut de l’opposition va déterminer ‘’les conditions d’exercice d’une opposition responsable, républicaine et soucieuse d’inscrire son action et son objectif de prise du pouvoir par des moyens pacifiques et légaux’’.

Il fixera également ‘’les modalités de consultation de l’opposition sur les questions d’intérêt national, tant par le président de la République que par les autres institutions de l’Etat ‘’.
D’après le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungala, ce texte prévoit, aussi, « la création d’une fonction de représentation et d’institutionnalisation de l’opposition incarnée par un leader appelé chef de l’opposition politique ».

En outre, ce texte énonce, également, toujours selon, le porte-parole du gouvernement, le critère de désignation de la personnalité appelée à assumer la fonction de chef de l’opposition politique.

Ce dernier devrait être le responsable du parti politique de l’opposition ayant obtenu le plus grand nombre d’élus à l’Assemblée Nationale, après le parti ou le groupement politique majoritaire.

« Les conditions matérielles, avantages et moyens logistiques mis à disposition du Chef de l’Opposition politique seront déterminés par décret en Conseil des Ministres », a ajouté Thierry Moungalla.

Comme un jeu, face à l'opposition la plus bête du monde (qualificatif qu'elle refute), voilà comment le très rusé Denis Sassou Nguesso (on doit lui reconnaître beaucoup d'intelligence), a pu réinstaller tout son pouvoir au point où c'est lui qui mène, désormais, le tempo de la vie politique, y compris dans le département du Pool.

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