CONGO-BRAZZAVILLE: L'Idc-Frocad, une coquille vidée par Sassou ?

L'IDC-FROCAD, une coquille vidée par Sassou ? La question posée a déjà sa réponse. Le constat est celui des observateurs les plus neutres : « une opposition sans vision, sans véritable leader, une opposition baladée comme jamais » par le maître du pays, Denis Sassou Nguesso ! Des exemples : Jeudi, elle annonce urbi et orbi le début des villes mortes pour le lendemain, vendredi, 30 octobre. Alors que les Congolais commençaient, déjà, à se préparer, dans les quartiers Sud de Brazzaville, et dans d'autres villes du pays, elle pond un autre communiqué, qui annule la désobéissance civile annoncée, et laisse ses militants dans l'expectative. Explication : Elle dit vouloir « pleurer » les morts faits dans ses rangs par la soldatesque du pouvoir.

Vendredi et samedi, un autre programme est concocté avec, cette fois-ci, un mode d'emploi en vue du succès des villes mortes des lundi, 2 novembre, et mardi, 3 novembre.
Dimanche, 1er novembre, un serviteur de votre magazine en ligne (et papier) est, même, réveillé de son repos dominical, tôt dans la matinée. Son interlocuteur lui confirme le programme des villes mortes du lundi, 2 novembre 2015. Mais, quelques heures, plus tard, annulation de tout.

L'IDC-FROCAD n'est plus à une contradiction près. L'incohérence. L'amateurisme... Certains leaders de cette opposition ne savent que communiquer sur internet et sur des réseaux sociaux alors que les populations les attendent sur le terrain où personne ne les voit. Sauf quand il faut tenir une conférence de presse.

Lors de son bref passage, à Brazzaville, le professeur, Abdoulaye Bathily, représentant de Ban Ki-moon, en Afrique centrale, a déclaré avoir eu le sentiment que certains leaders de l'opposition congolaise, pensaient, dur comme fer, que c'est la communauté internationale (ONU, Union européenne, Union africaine, Etats-Unis et autres) qui devait faire partir le président Sassou de son fauteuil. Une erreur monumentale ! Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par le peuple burkinabé avant que la communauté internationale n'en prenne acte.

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