CONGO-BRAZZAVILLE : Le dictateur s'octroie les ¾ de l'Assemblée nationale sans effort

Le parti du président, Denis Sassou Nguesso, devrait, sans surprise, s'assurer la majorité absolue au second tour des élections législatives, dimanche, 30 juillet, au Congo-Brazzaville. L'opposition, qui a accepté de jouer le jeu électoral, n'a que ses yeux pour pleurer.

Plus qu'auparavant, Sassou devient le maître incontesté du Congo-Brazzaville avec de nouvelles institutions taillées à sa (seule) mesure. Le Parti congolais du travail (PCT) a, déjà, obtenu 72 sièges sur 151 au premier tour, le 16 juillet, contre sept pour l'Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, et trois pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition).
Dans l'Assemblée nationale sortante, qui a siégé de 2012 à 2017, le PCT comptait 92 députés sur 139, contre, seulement, sept pour l'UPADS, le parti fondé par le professeur des professeurs, Pascal Lissouba, dont un des fils, Jérémy, devient député UPADS (Dolisie 1) de la future Assemblée nationale. Ainsi, les enfants apprennent-ils à succéder à leurs pères (Sassou Junior dit Kiki du PCT, Tchikaya du RDPS, les deux Kolelas du MCDDI et de Yuki, et enfin, Jérémy Lissouba de l'UPADS). C'est la relève qui ne dit pas encore son nom.

La campagne en vue du second tour, qui a pris fin, vendredi, 28 juillet, à minuit, s'est déroulée sans enthousiasme.
Le vote du dimanche, 30 juillet, concerne 47 circonscriptions, dont sept à Brazzaville.

Les autorités ont reporté le scrutin dans neuf des quatorze circonscriptions électorales du Pool (Sud), replongé dans la violence depuis la présidentielle contestée de mars 2016. Sassou cherche, par tous les moyens, à résoudre, définitivement, l'équation à plusieurs inconnues du Pool. Mais, il n'y parvient pas malgré ses colossaux moyens de l'Etat.

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