CONGO-BRAZZAVILLE : Le Falcon 7X toujours immobilisé en France

Le 3 janvier 2017, afriqueeducation.com avait publié un article intitulé « Congo-Brazzaville : Le Falcon 7X du dictateur immobilisé pour factures de réparations non payées », qui a sorti de sa relative réserve, Alain Regourd, le patron français des sociétés Equajet et Equaflight, et vieux copain du dictateur. Au lieu de démentir l'information, directement, chez afriqueeducation.com, Regourd est parti le faire chez d'autres et dans les réseaux sociaux, pour ne pas effaroucher le dictateur. A-t-il peur du dictateur à ce point ? Ce dernier est le premier lecteur des publications du Groupe Afrique Education, mais, il souhaite sa mort depuis, au moins, une décennie. Sans pouvoir rien y faire : l'oeuvre de Dieu ! Alain Regourd a, peut-être, dit la partie de vérité qui l'arrangeait en affirmant que ses sociétés, contrairement, à ce qui était écrit dans l'article, ne gèrent pas, directement, les avions Falcon 7X et Falcon 50, mais, il a, surtout, occulté la partie qui ne l'arrange pas. En effet, il aurait pu dire que le Falcon 7X n'a pas une immatriculation civile au nom d'Equajet mais, plutôt, une immatriculation militaire congolaise TN-ELS avec comme numéro de série 7X232. Cet avion est, donc, saisissable par les huissiers de justice, dès lors qu'il appartiendrait à l'armée de l'air congolaise et ne bénéficiant pas de l'immunité présidentielle.

Selon nos sources, ce Falcon était en maintenance, à Bordeaux Merignac, depuis le 16 novembre. Il a dû transiter par Paris pour y aller. Actuellement, il se trouve stationné, quelque part, en France, et ne peut retourner au Congo-Brazzaville avant qu'on ait payé les factures de réparation et de stationnement, ou tout au moins, trouvé un arrangement avec les fournisseurs. Le jour où cette question d'intendance sera réglée, ce Falcon reprendra les airs pour Brazzaville.

Le Falcon 7X n'est pas le seul avion congolais à connaître le triste sort de l'immobilisation. Les avions de la compagnie aérienne nationale, Ecair, sont cloués au sol pour les mêmes raisons pour certains, ajoutés aux impayés de l'Asecna. Depuis plusieurs mois, Ecair a, momentanément (?), baissé pavillon, après avoir mis son personnel en chômage technique.

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