CONGO-BRAZZAVILLE : Lundi 2 novembre, début des Villes Mortes sur l'ensemble du territoire

Comme afriqueeducation.com l'a annoncé, mardi, 27octobre, alors que se tenait une importante réunion de l'IDC-FROCAD, d'importantes mesures ont été prises pour aller à l'affrontement, le président, Denis Sassou Nguesso, comme il l'a montré, pendant la campagne référendaire, ne comprenant que le langage de la terreur. L'IDC-FROCAD a, donc, décidé de le suivre sur ce chemin qu'il affectionne : « L'heure (étant) arrivée pour barrer la route à l'escroquerie politique et à la dictature..., l'IDC et le FROCAD appellent le peuple congolais à observer les journées villes mortes dont la première commencera le lundi 2 novembre 2015 et les suivantes tous les jeudis et vendredis jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel ».

Pendant la conférence de presse tenue, mardi, 27 octobre, à Brazzaville et non relayée par les médias d'Etat, particulièrement, Télé Congo, « l'IDC et le FROCAD (ont félicité) le secrétaire général des Nations-Unies, le Conseil de sécurité des Nations-Unies, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, l'Union européenne pour leur position de fermeté vis-à-vis du pouvoir de Brazzaville sur le respect de l'ordre constitutionnel ». La France de François Hollande a été, superbement, ignorée pour ne pas dire dénoncée. Mais comme mieux vaut tard que jamais, « l'IDC et le FROCAD exhortent (tout de même) le gouvernement français à se mettre résolument du côté du peuple congolais qui comme tous les peuples, aspire à la paix et à la démocratie ».

Comme dans une salle de classe où on compte les bons élèves et les cancres, l'IDC et le FROCAD ont multiplié des blâmes en « notant avec étonnement le silence de l'Union africaine et de l'Organisation internationale de la francophonie sur la situation politique préoccupante au Congo ».

L'IDC et le FROCAD tirent les conséquences de cette lamentable situation : « Chef d'un gouvernement désormais impopulaire qui pille, viole et tue son propre peuple, le président de la République a perdu la légitimité pour continuer à présider aux destinées de la nation congolaise ». C'est la raison pour laquelle «Toutes les forces opposées au changement de la constitution du 20 janvier 2002 ne reconnaissent plus à compter de ce 28 octobre 2015, l'autorité du président de la République et du gouvernement qui émane de lui. Son autorité ne tient plus qu'à la seule force des armes », indique, clairement, la plateforme IDC-FROCAD.

A cet effet, l'IDC et le FROCAD annoncent, dès ce 28 octobre 2015, la poursuite et l'amplification sur toute l'étendue du territoire national, de la désobéissance civile et citoyenne. En mémoire des martyrs tombés sous les balles de la dictature de Sassou Nguesso, une marche patriotique et pacifique sur l'ensemble du territoire national, aura lieu, ce vendredi, 30 octobre, à partir de 9 heures (8 heures GMT) dans le but de :

- dénoncer avec force la tricherie érigée en système de gouvernement, le coup d'état constitutionnel, les violences de la police ayant occasionné la mort de plusieurs Congolais (au moins une trentaine) ainsi que de nombreux blessés ;

- dénoncer la confiscation des libertés de communication et d'information (interruption de l'internet, du signal de RFI, de Radio Télé Forum, des sms, …) ;

- exiger sans conditions la libération de tous les détenus politiques enlevés et incarcérés illégalement à la suite des rafles de la police politique ;

- lever immédiatement la séquestration à leur domicile des députés Guy Brice Parfait Kolelas et André Okombi Salissa ;

- mettre en place dans de brefs délais une commission d'enquête impartiale sur les tueries de ces derniers jours.

L'opposition prend à témoin le peuple congolais qui, à 90%, voire plus, a refusé de voter le changement de constitution devant permettre à Sassou Nguesso de mourir (tranquillement) au pouvoir, qu'il est le seul (et l'unique) responsable du désordre (ambiant) qui va s'installer dans le pays. L'opposition insiste, beaucoup, sur le fait que Sassou Nguesso est venu au pouvoir par un coup d'état militaire, très très sanglant, en octobre 1997, après avoir détruit toute l'infrastructure économique et sociale du Congo. Son acharnement à vouloir mourir au pouvoir s'explique par le fait qu'il veut quitter le pouvoir après avoir détruit toute l'infrastructure économique et sociale du Congo. Car Sassou Nguesso ne sait faire qu'une chose : détruire, tuer, piller, violer, voler.

Voilà pourquoi l'opposition lance un pressant et vibrant appel à toute personne, qui peut le faire reculer, d'agir, rapidement, car à partir de maintenant, cela ira, mal, très mal, au Congo-Brazzaville.

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