CONGO-BRAZZAVILLE : Mardi 29 mars, « Pays Mort », le dictateur joue la survie de son régime

Le dictateur est aux abois. Il a lâché deux de ses chiens fous dans la nature : Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet, ont pour mission d'agir pour faire échouer la journée « Pays Mort » du mardi, 29 mars. Atteint par la phobie du coup d'état, le « vainqueur de l'élection du 20 mars » (non reconnu par la communauté internationale) leur a demandé de tout mettre en œuvre pour faire face à la situation. Conséquence, les fouilles font rage à Brazzaville : les coffres arrières des véhicules souffrent, tout comme, les hôtels de la place, sont, systématiquement, contrôlés. Mais quels indices Sassou cherche-t-il.

La police n'en démord pas. Depuis hier, elle a arrêté le coordinateur de campagne du candidat, Jean Marie Michel Mokoko. En effet, Anatole Limbogo-Ngoka passait du bon temps, chez lui, avec son épouse, quand il a été interpellé : « Pour avoir accès à la maison, les policiers ont escaladé le mur avant d'entrer dans la parcelle. Puis, ils sont allés le (Anatole Limbogo-Nkoga) prendre dans la chambre pour l'emmener », témoigne son épouse. Tout ceci ne se passe pas en Corée du Nord, mais bien au Congo-Brazzaville, le pays de « l'homme de paix », qui se fait appeler « bâtisseur infatigable ». Depuis, on n'a pas les nouvelles de Limbogo.

Faut-il encore dire que le dictateur est aux abois ? A partir de minuit, il a, à nouveau, ordonné la coupure des télécommunications aux opérateurs de la place. Dans quelques heures, les Congolais n'auront, donc, plus de téléphone, ni d'internet et ne pourront plus envoyer des sms. Comme la semaine dernière quand il cherchait à faire son hold up électoral. Le dictateur pense ainsi sauver son désormais très vacillant pouvoir. Mais ses jours sont comptés.

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