CONGO-BRAZZAVILLE : Qui assénerait le coup de grâce au dictateur  5 étoiles ?

Si les Congolais savaient que leur président qui s'est fait réélire en mars 2016, en proclamant les résultats à 2 heures du matin après avoir positionné plusieurs dizaines de chars dans les lieux stratégiques de Brazzaville, était un véritable peureux qui ne tient, encore, en place que parce que son pays manque, cruellement, d'une armée de « libération » nationale comme on le voit ailleurs, en Afrique, on n'en serait plus à disserter sur sa personne. Il ferait, déjà, partie de la mauvaise histoire récente du Congo. Mais hélas, le dictateur plie mais ne rompt pas (encore). Et preuve qu'il est mal en point au point de commencer à arrêter ses généraux à l'instar de Norbert Dabira pour haute trahison, il a, honteusement, signé un cessez-le feu avec son ennemi public numéro un : le pasteur Ntumi. Comment un simple homme de Dieu, bible dans la main, épaulé par quelques sans-grade aussi illuminés que leur mentor, est-il arrivé à humilier le chef suprême des armées congolaises, général 5 étoiles, Denis Sassou Nguesso, alors que son camp dispose des armes les plus sophistiquées livrées par la Corée du Nord et est conseillé par les experts du Mossad (services secrets israéliens) ? Sassou-Nguesso est un fruit plus que mûr qui ne demande qu'à être cueilli, en secouant un peu l'arbre. Il n'y aurait aucun dommage à le faire, son semblant d'armée n'en étant plus une, car, profondément, démotivée et divisée.

Un accord de "cessez-le-feu et de cessation des hostilités" a été signé, samedi, 23 décembre, entre le gouvernement congolais et les rebelles de la région du Pool du pasteur Ntumi, qui s'étaient soulevés en avril 2016 contre le pouvoir de Brazzaville.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, a supervisé la signature de cet accord avec les représentants de l’ex-chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, selon la même source.
"L'accord entre en vigueur aujourd'hui" (samedi), a déclaré devant la presse le représentant des rebelles, Jean-Gustave Ntondo, secrétaire général du Conseil national des républicains (CNR), la formation politique du Pasteur Ntumi.

Les rebelles du Pool, une région fertile au Sud de Brazzaville, avaient pris les armes en contestant la réélection du président, Denis Sassou Nguesso (sur notre photo avec le pasteur Ntumi), en avril 2016.
Se déroulant à huis-clos, hors présence médiatique, les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138.000 personnes en situation humanitaire difficile.
Les violences avaient, aussi, arrêté en novembre 2016, le chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe Noire, principal axe du pays.

Le conflit avait empêché la tenue des élections législatives en juillet dans neuf des quatorze circonscriptions du Pool.

Selon cet accord, le Révérend Pasteur, Ntumi Bintsamou Frédéric, s'engage à "faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants" et à "ne créer aucune entrave" au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du Pool.

Le gouvernement s'engage, lui, à garantir "le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes".
Brazzaville veut aussi garantir "la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine" et la "libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool".
Une commission mixte sera mise en place pour l'application de l'accord.

Cet accord, en réalité, n'en est pas un. Ntumi avait pris les armes pour protester contre la fraude massive qui avait permis au dictateur de se faire réélire en mars 2016. Ntumi est l'un des rares Congolais à connaître le seul langage que comprend Sassou : celui des armes.

L'armée congolaise n'étant pas une armée organisée et redoutable au combat, Ntumi l'a malmenée comme jamais et poussé son chef suprême, Sassou-Nguesso, à brandir le drapeau blanc (des perdants) en l'air, en demandant un Cessez-le-feu. Un véritable général (5 étoiles) d'opérette dont l'armée n'a pas tenu devant quelques maquisards. Cet accord étant dicté par la volonté du pouvoir de signer un programme d'appui financier avec le FMI, il subira, sans aucun doute, le même sort que tous les autres accords de ce genre, déjà, signés par le dictateur 5 étoiles.

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