CONGO-BRAZZAVILLE : Qui libérera le Congo des griffes du dictateur ?

Denis Sassou Nguesso, doit-on le rappeler, une fois encore, a été, sévèrement, battu lors de la présidentielle du 20 mars 2016. Il n'est sorti que cinquième, avec 8% des voix, derrière, respectivement, Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et Pascal Tsaty Mabiala. Mais, (sa) Commission électorale et (sa) Cour constitutionnelle l'ont déclaré élu, dès le premier tour, avec 60,39% des voix. Conséquence : Sassou Nguesso va, donc, se faire investir, « roi du Congo », samedi, 16 avril, à Brazzaville. Devant quelques rares chefs d'Etat, tous africains, dont il a, beaucoup, beaucoup, beaucoup, supplié la présence (effective). Pour « ne pas être seul » pendant cette occasion.

Comme on dit chez les Bantu, Sassou est né avant la honte. Il est une souillure pour le Congo qui aspire à un autre devenir, avec un autre dirigeant, librement, sponsorisé par le peuple. Tel n'est nullement son cas. Lui s'impose par les orgues de Staline.

Sassou est un homme du passé. Un passé lointain. Même les Occidentaux qui le soutenaient, hier, l'ont compris. Ils seront les grands absents de son investiture : les Européens et les Américains lui demandent de savoir quitter le pouvoir, parce qu'il n'est pas le « vainqueur » de cette présidentielle. Que Sassou sache partir, dans la paix, après 32 ans de pouvoir, sans partage, parsemé de dizaines de milliers de cadavres (notre photo). Voilà ce que lui demande le peuple congolais.

Les démocrates congolais, membres de l'IDC et du FROCAD, et les autres, tiennent, désormais, Sassou, par le bon bout. Même s'il encercle avec ses chars et blindés, comme cette veille de son investiture, les résidences de ceux qui l'ont battu à la présidentielle, à savoir, Claudine Munari, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, un seul mot : « Continuez » ! « Appuyez sur l'accélérateur » ! La fin des souffrances est proche. Si les dirigeants africains, par solidarité, ne disent encore rien à Sassou, le dictateur (encore que ...), la communauté internationale, elle, a, déjà, changé son fusil d'épaule. Désormais, elle est derrière le peuple congolais et ses démocrates.

Sassou Nguesso dit qu'il est plus fort que cette communauté internationale. Il est même plus fort que le ciel et la terre réunis. Cela dit, c'est un chef d'Etat, dévalué, contesté, battu à la régulière, mais investi par la force militaire des armes, qui va prêter serment, samedi, 16 avril, devant le Congo. C'est sa première défaite, en attendant, la suivante : son départ du pouvoir.

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