CONGO-BRAZZAVILLE : Sassou-Nguesso pompier à l'extérieur, pyromane dans son propre pays

Avez-vous jamais éprouvé de pitié à l'égard d'un vieil homme dont la raison égarée lui fait voir ce qui n'existe pas ? He bien, moi si. 

Quand je vois le comportement et les agissements d'un vieil homme comme Denis Sassou-Nguesso dans son propre pays et la manière dont il se démène au plan international pour essayer, en vain, de laisser une marque dans l'histoire, il m'inspire, pratiquement, de la pitié car ce dont on se souviendra, principalement, à son sujet a, déjà, été défini par les Congolais et par le reste du monde, à savoir que c'est un dictateur sanguinaire et corrompu, un homme sans vision pour son pays, qui aime le pouvoir rien que pour la jouissance et les honneurs, et surtout, un homme quasi-illettré et dénué de sagesse qui se prend pour un dieu, "ndzambé a tsingué", très complexé - il a changé de nom, passant de Sassou à Sassou-Nguesso, pire, il a même honte d'assumer son vrai âge, au point de devenir, officiellement, plus jeune d'une année que son épouse alors qu'en vérité, il est né non pas vers 1943, mais vers 1941, refusant de vieillir, il continue, honteusement, à se décaper la peau à l'aide de produits éclaircissants et à teindre les cheveux en noir -, un piètre, un gros tricheur et un gros voleur au sens propre du terme. 

C'est cela la stricte vérité et elle est implacable. Vous aurez, donc, beau le magnifier, l'encenser et en faire votre dieu, en tout cas, pour moi, votre "ndzambé a tsingué" est tout sauf un grand homme ou un modèle pour l'Afrique ou pour l'humanité et, encore moins, un dieu.

Voilà, donc, un homme dont absolument rien ne prédestinait à atteindre les sommités dans la société mais qui aura forcé le destin, en faisant couler beaucoup beaucoup de sang, pour arriver au pouvoir et qui se sera démené toute sa vie pour laisser une marque dans l'histoire mais qui, malgré plus de 30 ans passés au pouvoir, ne sera jamais parvenu à rentrer dans l'histoire. Je rappelle que les présidents, Alphonse Massamba-Debat et Marien Ngouabi, - que Denis Sassou-Nguesso avait assassinés -, n'ont pas eu besoin de rester plus de 30 années au pouvoir pour rentrer dans l'histoire par la grande porte. 

C'est ce qui arrive lorsqu'on parvient au sommet par effraction et en faisant couler le sang.

Bienvenu MABILEMONO 

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