CONGO-BRAZZAVILLE : Vers une présidentielle anticipée avant fin décembre

C'est la course contre la montre au Congo-Brazzaville entre le pouvoir et l'opposition. Après être passé en force et constaté la mollesse des réactions de l'opposition et de la communauté internationale, le président non reconnu par l'opposition, Denis Sassou Nguesso, réfléchirait, sérieusement, à un autre passage en force, en organisant une élection présidentielle anticipée, avant la fin de cette année.

A Brazzaville, on dit ne plus avoir (trop) peur de Paris (A l'Elysée et au Quai d'Orsay, on n'a que des amis qui nous comprennent, entend-on dire) tandis que Washington, comme l'a affirmé un proche de Sassou, est comme « un chien qui aboie mais ne sait pas mordre ». Les Nations-Unies, quant à elles, sont neutralisées : plus de nouvelles de l'envoyé spécial de Ban Ki-moon à Brazzaville, Abdoulaye Bathily. Sa négociation au Congo est un échec comme celle qu'il avait conduite au Burundi, laissant Pierre Nkurunziza organiser son hold up, en toute illégalité.

L'IDC et le FROCAD vont organiser une marche silencieuse, vendredi, 30 octobre, à Brazzaville et dans toutes les villes du pays, pour protester contre le « coup d'état constitutionnel » du 25 octobre. Ces deux plate-formes de l'opposition ont, également, annoncé le début des villes mortes, les lundi, jeudi et vendredi de la semaine prochaine, ainsi de suite, les semaines à venir.

Le bras de fer ne fait que commencer. L'opposition sait que si elle ne réussit pas sa mobilisation pour faire annuler ce fameux référendum, les Congolais auront Sassou sur le dos pendant 15 ans. Au moins.

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