CONGO-BRAZZAVILLE/LIBERIA : Le dictateur en voyage opportuniste à l'investiture de George Weah

Denis Sassou-Nguesso ne pouvait-il pas rater l'occasion de s'inviter à l'investiture de George Weah, l'ancien footballeur avec qui il n'a jamais entretenu aucune relation ni de près ni de loin ? Il a, en effet, initié un rapprochement avec lui comme il l'avait, déjà, fait avec le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois, Patrice Talon, le Gambien, Adama Barrow, le Bissau-Guinéen, José Mario Vaz et quelques autres, tous, de l'Afrique de l'Ouest, son terrain de chasse politique. Seul manquerait, pour le moment, à son tableau de chasse, le Ghanéen, Nana Addo-Akufo, juste parce qu'il entretient de très bonnes relations avec certains membres de l'opposition congolaise, surtout, dans la diaspora.

Aux côtés de George Weah, à Monrovia, on a compté, également, le Togolais, Faure Gnassingbé, le Sénégalais, Macky Sall, le Gabonais, Ali Bongo Ondimba, et l'Ivoirien, Alassane Ouattara, le voisin le plus proche. Il en est de même du président de la Guinée et président en exercice de l'Union africaine, Alpha Condé, l'autre proche voisin, qui ne pouvait être absent.

Si Ali Bongo, qui vient de l'Afrique centrale, a tenu à être présent à l'investiture de George Weah, c'est au vu des relations que les deux hommes entretiennent, depuis des années, dans le domaine du football. Le président gabonais est l'ami de Weah depuis son passage dans le club camerounais du Tonnerre Kalara Football Club de Yaoundé, où ce dernier avait joué avant d'être recruté par Monaco, puis, le Paris Saint-Germain.

Par contre, la présence du président congolais, à cette cérémonie, ne se justifie que par son opportunisme : il voudrait se faire ami ami avec George Weah car ne sait-on jamais, se dit-il. Sassou pourrait avoir besoin du réseau d'amitié de Weah s'il était en difficulté. C'est la raison pour laquelle il l'a invité à effectuer un voyage officiel à Brazzaville, puis, à Oyo, comme cela avait été le cas pour tous les nouveaux présidents d'Afrique de l'Ouest sans exception. Du Nigerien, Mahamadou Issoufou, au Malien, Ibrahim Boubacar Keita, du Bissau-Guinéen, José Mario Vaz, au Gambien, Adama Barrow, du Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, au Béninois, Patrice Talon ou du Guinéen, Alpha Condé, etc, etc., sans parler des présidents sénégalais et ivoirien, tous ont eu droit à leur virée à Oyo, comme cérémonie d'intronisation de leur premier mandat.

L'opposition congolaise devrait-elle accepter que le très sympathique nouveau président, George Weah, subisse le même sort ?

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