CONGO : Non-assistance à prisonnier politique en danger agonisant dans une prison de Brazzaville

Jacques Banangazala n'a pas la chance de Modeste Boukadia, qui vient, après une vingtaine de mois d'enfermement dans les geôles de Pointe-Noire, atterrir, à Paris, pour des raisons humanitaires, suite à une intervention des autorités françaises dont Boukadia est un compatriote. Ce dernier annonce vouloir se soigner avant de reprendre son combat politique. Jacques Banangazala (notre photo), lui, n'a pas cette chance. Il se débat entre la vie et la mort, la pneumonie étant en passe d'avoir raison de sa vie.

Vendredi, 11 août, il s'est rendu à l'hôpital, sous forte escorte militaire, pour passer des examens médicaux. Très amaigri, il est incapable de marcher lui-même. Quand Sassou veut tuer un opposant, il sait quoi faire, lui qui connaît les méthodes des pays de l'Est du bout des doigts.

L’avis médical suggérait une hospitalisation mais le dictateur aurait ordonné de le ramener dans sa cellule malgré sa pneumonie saignante. Selon ses proches, ses poumons ou son foie sont, gravement, endommagés.

Le personnel médical a averti du danger de contamination des autres détenus mais a été incapable d’arracher Jacques Banangazala des mains de ses bourreaux.

Jacques Banangazala est dans un état critique. Véritablement. Il ne marche pas sans aide et est incapable de s’exprimer clairement. Si sa détention arbitraire se prolonge, il n'est plus à exclure qu'il emprunte la même voie que le colonel Marcel Tsourou. A la grande satisfaction du dictateur.

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