CONGO-PRESIDENTIELLE : Le dictateur vient-il de pêcher son premier gros poisson ?

Le dictateur ne dort plus. Tant qu'il n'aura pas pêché un gros poisson, parmi les 5 Grands Candidats de l'opposition qui ont signé la Charte de la Victoire, sous la coordination du professeur, Charles Zacharie Bowao, il ne sera pas tranquille. Son objectif : semer la zizanie au sein de l'IDC-FROCAD afin que les dissensions, et les points de vue divergents, commencent à opposer les candidats d'hier, et fassent éclater leur bonne entente et solidarité devant tout le monde.

Après avoir fait attaquer les quartiers Sud de Brazzaville et le Pool, à l'arme lourde, afin de permettre la validation, sans contestations, de son succès par sa Cour constitutionnelle, son action se concentre, maintenant, au niveau de l'IDC-FROCAD. Les tentatives de retournement de Jean Marie Michel Mokoko s'avérant, tout simplement, impossibles, celles à l'endroit d'André d'Okombi Salissa ont, également, fait choux blanc. Autrement dit, les deux Grands Candidats du Nord, ont dit Niet à Sassou. La réponse à leur refus a été l'encerclement, hier, de leurs résidences, à Brazzaville. Afriqueeducation.com en a fait état.

Reste le Sud avec ses trois principaux candidats. La position de Claudine Munari, la candidate la plus solide, idéologiquement et psychologiquement, est connue. Non seulement, elle a dit Niet à Sassou en quittant son gouvernement, pour rallier l'opposition, mais, c'est elle qui, ayant constaté l'impossibilité de désigner un seul et unique candidat de l'opposition, a fait signer, sous la supervision du professeur, Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de l'IDC-FROCAD, la Charte de la Victoire, qui impose la solidarité TOTALE entre les cinq candidats.

Quant à Guy Brice Parfait Kolelas et Pascal Tsaty Mabiala, le dictateur espère, toujours et encore, faire plier l'un des deux ou tous les deux. Jusqu'à présent, il a tenté et échoué, mais, n'a pas baissé les bras. Guy et Pascal sont solidaires de leurs camarades de l'opposition signataires de la Charte, mais, ils font, aussi, surtout, l'objet de pressions de leur base, qui leur demande la fermeté.

Avec son argent, Sassou a réussi à payer les dirigeants occidentaux dont beaucoup se taisent actuellement, malgré les cas de violations flagrantes des droits de l'homme et de vote des Congolais. Un proverbe bantou dit que « La bouche qui mange ne parle pas ». Ils ne peuvent, donc, pas parler la bouche pleine, pour la plupart. Du moins, ceux qui ont accepté l'argent du dictateur. Qu'on ne s'étonne pas du silence de la communauté internationale, que dénoncent, d'ailleurs, l'opposition et la diaspora congolaise.

Avec son argent, Sassou est prêt à mettre le paquet pour rallier, au moins, un des grands leaders du Sud. Ce grand leader du Sud sera-t-il Kolelas Guy Brice Parfait (notre photo) ? Une certitude : ce leader pourra accepter son argent, mais, sa base électorale refusera une telle compromission. Le peuple congolais ne lui pardonnera pas non plus.

Qu'on soit bien clair. A l'heure actuelle, personne n'a rejoint Sassou. Personne ne veut rejoindre le dictateur, qui, pourtant, cherche un allié, dans le Groupe des Cinq Grands Candidats. Le professeur Bowao, de son côté, assure bien la coordination du mouvement. Vite le ralliement de la société civile. L'opposition a besoin de sa fraîcheur et de son dynamisme. La pression internationale va, bientôt, commencer à se faire sentir car les Nations-Unies, l'Union européenne, et l'Union africaine, sans oublier, le département d'Etat américain, sont, vivement, interpellés, car accusés de non-assistance à pays en danger. Sassou sait qu'il est dans une position hyper fragile, bien qu'il tienne encore. Mais pour combien de temps ? C'est la raison pour laquelle il veut aller vite, dans son opération de débauchage.

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