CORONAVIRUS : Andry Rajoelina en visioconférence avec ses homologues africains (tous très) intéressés par le Covid-Organics

On espère (on souhaite) que nul ne viendra plus casser l'unité africaine prônée jadis par Nasser, N'Krumah et Sékou Touré, et jamais mise en œuvre. Et pour cause ! Aujourd'hui, le coronavirus a, clairement, montré aux Africains qu'ils n'ont pas d'amis, ni les Occidentaux qui concoctent des potions à faire administrer à leurs enfants pour réduire leur natalité future, ni les gros menteurs de la Chine, qui ne sont rien d'autre que des faux « frères » tels qu'ils l'ont eux-mêmes démontré à la première occasion. La solidarité et l'unité africaines, ce ne sont pas seulement des discours, ni de vains mots. Ce sont avant tout des actes tels qu'en pose à l'heure actuelle, le président de Madagascar, Andry Rajoelina, dont les chercheurs ont mis au point un traitement efficace à titre à la fois préventif et curatif contre le COVID-19. L'Occident avait (malicieusement) prédit un million de morts COVID-19, avant l'été en Afrique, le continent (comme tout le monde sait) ne disposant pas des mêmes moyens sanitaires que les pays du Nord pour faire face à cette pandémie. Mais, pour l'heure, et grâce au seul Dieu qui sait comment il protège ce continent, on en est très loin. Cela dit, à quelque chose malheur est bon : l'attitude des Occidentaux et des Chinois à l'endroit des Africains, pendant cette pandémie, a montré qui ils sont, réellement, et la nécessité pour les Africains d'être soudés. Désormais, cette solidarité et cette unité vont se traduire au quotidien sous la surveillance des peuples africains au travers des réseaux sociaux. Ceux-ci ne laisseront plus rien passer.

« Excellences Messieurs les présidents, aujourd'hui, nous avons une solution simple et efficace entre nos mains, pour vaincre cette épidémie. Et sauver les vies humaines en danger sur le continent. Notre devoir est avant tout de protéger nos peuples. Nos enfants et nos familles. Il est donc plus que jamais temps de coordonner nos actions. C'est l'heure de la solidarité africaine. Nous pouvons faire une différence mondiale dans la lutte contre ce coronavirus. Sachez Messieurs les présidents que Madagascar est prêt à collaborer avec ses frères et sœurs d'Afrique. A l'instant même où je vous parle, une délégation de la Guinée équatoriale est en train d'atterrir sur le sol malgache pour récupérer leur première commande de Covid-Organics (1,5 tonne de médicaments, ndlr) que bien entendu Madagascar offrira sous forme de don pour les malades du coronavirus de ce pays. Demain, nous accueillerons la délégation de la République de la Guinée-Bissau en charge de la distribution des hôpitaux des 15 pays de la CEDEAO. Il y a un adage chez nous qui dit que c'est dans les moments difficiles qu'on reconnaît les vrais amis. Nous sommes là, Madagascar est là, pour venir en soutien et en aide à tous les pays frères dans leur action face au coronavirus. Excellences Messieurs les présidents, je suis certain qu'avec nos efforts associés, nous vaincrons cette pandémie en puisant dans le meilleur de nos traditions, de notre biodiversité, en soutenant notre jeunesse et nos scientifiques, en investissant sur toutes les initiatives, qui valorisent nos pays et notre continent. Madagascar et l'Afrique ont tout pour réussir. Nous avons toutes sortes de ressources et l'énergie pour accomplir cela. Aujourd'hui, si on veut laisser une nouvelle Afrique à nos enfants, c'est nous tous qui devons nous engager pour changer le cours de l'histoire et la vie de nos concitoyens. Personne à part nous, chers frères présidents, ne voudra ni ne pourra changer notre situation. Le monde entier se tourne vers l'Afrique et commence à constater notre potentiel. Nous devons défendre nos valeurs et le bien de notre peuple. Mes Chers frères chefs d'Etat, plus que jamais, l'Afrique est fière et déterminée », a déclaré le président malgache, Andry Rajoelina, le 29 avril, après-midi, à plusieurs de ses homologues africains, très enchantés de l'écouter et très contents du rôle de locomotive de la nouvelle solidarité africaine qu'il est en train d'imprimer au vu et au su de tous.

Participaient à cette visioconférence, les présidents, Cyril Ramaphosa d'Afrique du Sud, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l'Ouganda, Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Abdel Fattah al Sissi d'Egypte, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Déby Itno du Tchad, Uhuru Kenyatta du Kenya et Abdelmadjid Tebboune d'Algérie (notre photo).

Quelques jours auparavant, le président malgache avait eu le même type d'entretien avec le président, Macky Sall, du Sénégal (qui a été le premier chef d'Etat africain à recevoir sa commande de Covid-Organics), mais aussi, avec les présidents, Teodoro Obiang Nguéma de la Guinée équatoriale et Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau.

En réponse à l'entrée en matière du président de la grande île, pendant la viséoconférence du 29 avril, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta a renchéri en parlant d’une « Afrique, continent de la Renaissance ». Idem pour le président rdcongolais, Félix Tshisekedi, qui a, par ailleurs, réitéré ses félicitations à Andry Rajoelina, tout en saluant ces « moyens africains pour des solutions africaines ». Le président Tshisekedi avait été le premier chef d'Etat à saluer l'annonce de son homologue malgache de la mise à disposition d'un traitement contre le COVID-19 par les scientifiques de son pays. Quant au président rwandais, Paul Kagamé, il a parlé d’un « plan global de réponse dans le continent » pour faire face au virus, impliquant certainement tous les pays d’Afrique.

Bref, le geste d'Andry Rajoelina est salué par tout le continent africain. Rappelons que l'OMS, qui a mis en doute (comme pour toutes les précédentes initiatives qui viennent d'Afrique), l'efficacité de ce traitement, est, royalement, ignorée. Cette organisation s'affiche, désormais, aux yeux des Africains, comme un nid de lobbys pharmaceutiques occidentaux racistes et rétrogrades, qui aura beaucoup (beaucoup) freiné le développement de la pharmacopée traditionnelle africaine et (considérablement) découragé les dirigeants africains, qui souhaitaient développer le secteur de la médecine traditionnelle dans leur pays. Pourtant, on sait qu'en Afrique noire, trois malades sur quatre se tournent d'abord vers des solutions proposées par des tradipraticiens avant d'aller au dispensaire ou à l'hôpital. Et contrairement à ce qu'on peut penser, le problème, ici, est avant tout culturel avant d'être celui des moyens. Donc, qu'on laisse l'Afrique vivre avec elle-même et pour elle-même.

Les plus populaires