CORONAVIRUS : Expulsion de la Guinée équatoriale de la représentante de l'OMS pour attitudes suspectes et incompatibles

La Guinée équatoriale exige le départ de la représentante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qu'elle accuse de gonfler le bilan du coronavirus. Artificiellement. Mais à quelle fin ? On ne sait, réellement, pas à quel jeu jouait cette représentante de l'OMS en Guinée équatoriale, comme cela a été, récemment, le cas au Burundi où la même décision contre le Bureau de l'OMS avait été prise, le mois dernier, par le gouvernement. Il n'y a pas un pays africain, à l'heure actuelle, où le rôle de l'OMS n'est pas, fortement, contesté. A Madagascar, c'est le président, Andry Rajoelina, lui-même, qui a dénoncé cette organisation de vouloir bloquer au lieu d'assurer la promotion du Covid-Organics, qui soigne le coronavirus. La preuve de l'efficacité de ce traitement a été faite à Madagascar, qui l'exporte déjà en Afrique. Au Cameroun, l'opinion est vent debout contre cette agence des Nations-Unies, qui vient de livrer de rutilants 4x4 (une quinzaine) à l'Etat alors que la population peine à trouver, gratuitement, des masques, du gel hydroalcoolique et des moyens pour tester les éventuels malades. A Douala, on assimile le don de l'OMS à de la corruption déguisée. Bref, en Afrique, l'OMS est considérée comme un « machin » qui ne sert qu'à asseoir les intérêts financiers des firmes pharmaceutiques internationales, au détriment du développement de la pharmacopée traditionnelle africaine dont l'OMS ne veut pas entendre parler, car allant à l'encontre des intérêts financiers des lobbys pharmaceutiques occidentaux. Dès lors, tout est bon, chez ses agents, pour montrer que les pays africains qui entendent prendre leur destin (sanitaire) en main, ne le font pas bien, pire, dissimulent le nombre de morts Covid-19, pour justifier leur indépendance. En réalité, c'est faux. Les représentations africaines de l'OMS, généralement, sous l'influence de leur direction générale, à Genève, veulent, au contraire, montrer que les pays africains sont incapables de gérer leur système de santé sans leur appui. Cela est loin d'être vrai. D'où le renvoi sans aucune forme de procès de la représentante de l'OMS en Guinée équatoriale pour ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de ce pays souverain. Elle était à Malabo pour accompagner les efforts du gouvernement à ses côtés, et non, pour faire à la place du gouvernement comme si la Guinée équatoriale était une colonie sanitaire de l'OMS.

«Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération de la Guinée équatoriale a l'honneur de demander au bureau régional de l'OMS pour l'Afrique de mettre un terme aux fonctions du Dr Triphonie Nkurunziza (..) et de veiller immédiatement à son départ de Malabo», lit-on dans un procès-verbal du ministère daté du 26 mai. Vendredi, 29 mai, devant le Sénat, le premier ministre équato-guinéen, Pascual Obama Asué, a accusé la représentante d'avoir «falsifié les données de personnes contaminées» par le Covid-19. «Nous n'avons pas de problème avec l'OMS, nous avons un problème avec la représentante de l'OMS à Malabo», a-t-il ajouté au cours d'une session retransmise par la télévision d'Etat.

«Le gouvernement a demandé qu'elle parte, nous avons reçu un procès-verbal dans ce sens, elle est accusée d'avoir falsifié les données de Covid-19», a confirmé, pour sa part, mardi, 2 juin, un responsable du bureau des Nations-Unies à Malabo. Selon cette source, Mme Nkurunziza n'a pas encore quitté Malabo parce qu'il n'y a pour l'heure aucun vol le lui permettant (sur notre photo aux côtés du président de la CEMAC le Gabonais Daniel Ona Ondo). Mais, cela ne saurait tarder.

Officiellement, le pays compte 1.306 cas connus de coronavirus et 12 morts début juin, pour 1,3 million d'habitants. A noter que le président Obiang a envoyé, en avril, un avion à Antananarivo pour acheter le Covid-Organics de Madagascar. D'où le bas niveau actuel de malades et de morts Covid-19. Cela énerve-t-il à l'OMS dont la stratégie consiste à discréditer le Covid-Organics de Madagascar ? Les autorités ont cessé de mettre le bilan quotidien Covid-19 à jour, depuis le 28 avril, l'actualisant seulement de temps à autre. Cette situation n'est pas une volonté de dissimuler quoi que ce soit (au contraire), mais, elle est le fait des difficultés techniques, qui font qu'il est très difficile et imprécis d'avoir la réalité sur tous les chiffres des morts Covid-19, sur l'ensemble du territoire, tous les jours.

Même un pays moderne comme la France, a connu, ces dernières semaines, le même type de difficultés entre la comptabilité des morts Covid-19 des hôpitaux et celle des EHPAD (qui accueillent des personnes de troisième âge), sans même parler des morts Covid-19, qui n'avaient eu lieu ni à l'hôpital ni dans les EHPAD. En Italie, la même situation a rendu un peu décalée la juste comptabilité des morts Covid-19 car beaucoup mouraient à domicile et n'étaient pas toujours pris en compte, à temps. Comment veut-on que la Guinée équatoriale soit, immédiatement, taxée de mauvaise foi et de volonté de dissimulation, là où les pays les plus développés du monde rencontrent les mêmes difficultés ? En Guinée équatoriale, les chiffres avancés par l'OMS, dépassaient, parfois, ceux annoncés par Malabo depuis le début de l'épidémie. Une telle situation ne pouvait que créer des suspicions difficilement gérables pour un gouvernement par ce temps de Covid-19.

Jusqu'à preuve de contraire, le fulgurant développement, dans tous les domaines, de tous les secteurs économiques, sociaux et culturels de la Guinée équatoriale, comme nulle part ailleurs en Afrique, montre que les dirigeants de ce pays, n'ont pas de leçon de comptabilité de morts Covid-19 à recevoir ni de l'OMS ni de personne.

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