CORONAVIRUS : La catastrophe annoncée (parfois espérée) en Afrique n'aura sans doute pas lieu

Ce lundi, 13 avril, le coronavirus touche 1.854.464 personnes dans le monde et a fait 114.331 morts au total. Les pays européens ont enregistré le plus gros des dégâts, ainsi que, les Etats-Unis qui comptent, ce lundi, 13 avril, 530.006 cas confirmés pour 22.108 décès. En deuxième position, il y a l'Italie avec 19.899 morts pour 156.363 cas recensés. Après, arrive l'Espagne avec 17.489 décès et 169.496 personnes malades. La France (où le problème deviendra politique après la fin du confinement) compte ce lundi, 13 avril, 14.393 morts (9.253 décès en hôpital et 5.140 dans les centres sociaux et médico-sociaux dont les Ehpad), et 31.826 malades. Et puis, il y a la Grande-Bretagne (dont le premier ministre, en soins intensifs, ces derniers temps, est finalement sorti de l'hôpital non sans avoir applaudi chaudement ses soignants qui l'ont arraché de la mort) a, déjà, enregistré 10.612 morts et 84.270 malades. En Afrique, la situation est, radicalement, différente, alors qu'on y craignait le pire.

Le bilan sur le continent africain est de 744 décès alors que les cas confirmés sont maintenant au nombre de 13.686, a révélé, dimanche, le 12 avril, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), qui est l'organisme dédié de l'Union africaine.

Le CDC Afrique a aussi annoncé que 2.283 personnes qui avaient été infectées par le COVID-19 ont recouvré la santé sur le continent à ce jour.

L'agence continentale de contrôle et de prévention des maladies a ajouté que les pays africains les plus gravement touchés par le COVID-19 sont l'Afrique du Sud avec 2.028 cas confirmés, l'Egypte avec 1.939 cas et l'Algérie avec 1.825 cas.

En l'espace d'un mois, l'Afrique n'a, donc, pas connu la catastrophe qu'on lui prédisait. Pourquoi ?

Parce que les dirigeants africains ont su faire ce qu'il fallait : règles d'hygiène édictées à leurs populations, fermeture des frontières et mise en quarantaine des passagers venant des pays à risque sans autre forme de procès, activation des dispositifs de prise en charge d'urgence dans les hôpitaux, instauration dans certains pays du port du masque ou du confinement afin de laisser passer l'orage, etc. Toutes ces mesures donnent, incontestablement, de bons résultats. Si tel n'était pas le cas, on n'en serait pas à seulement 744 décès après un mois de maladie.

Mais, il y a aussi le fait que les Africains ont su se retourner vers leurs valeurs traditionnelles et ancestrales. Le gingembre, l'ail, le miel, le citron, etc, sont des recettes qui ne laissent aucune place à la maladie. En Afrique, personne ne les néglige, qu'on soit professeur agrégé d'infectiologie ou vendeur à la sauvette. Ces traitements traditionnels détruisent le coronavirus dans l'organisme, et demandent à être perfectionnés, ce qui nécessite une bonne coopération entre les chercheurs et les universitaires africains et les médecins traditionnels et autres spécialistes de la pharmacopée traditionnelle. L'Afrique est encore très défaillante à ce niveau. Elle entretient des chercheurs dans de cossus bureaux climatisés qui ne descendent pas sur le terrain. Résultat, ils ne trouvent jamais rien ou très très peu de chose.

Cela dit, les alertes venant des pays du Nord, qui déconseillent de prendre de l'ail, du gingembre et autres (qui montrent pourtant leur efficacité tous les jours), ne sont là que pour préparer le terrain à l'inondation de l'Afrique avec des vaccins et des traitement fabriqués par des laboratoires occidentaux où l'appât du gain est en pole position avant toute autre considération. Le débat sur la chloroquine en est l'illustration parfaite où le lobby pharmaceutique, pour des raisons détournées, n'a heureusement, pas pu entamer le crédit du très excellent professeur Didier Raout.

Moralité : avant de chercher les solutions à l'étranger, les Africains doivent, d'abord, se parler, s'écouter, tirer les ressources au plus profond d'eux-mêmes et de leurs cultures, et faire confiance aux ressources humaines africaines pour résoudre les problèmes en tenant compte de leur vécu et leur environnement. La pandémie du coronavirus est là pour le montrer aisément.

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