CORONAVIRUS : La course au vaccin s'accélère

Aux Etats-Unis, des tests de candidat-vaccin contre le coronavirus sont menés sur l’homme sans passage par l’animal. C'est rarissime, ce qui montre la soif du gain des laboratoires car le premier qui va parvenir à proposer un vaccin va se faire beaucoup de sous. Aux Etats-Unis, une autre société lance précocement une production de masse. Et l'Afrique ? Nous disons Attention, attention, attention ! Le continent, très sagement, doit se mettre hors de ces essais car il a été, largement, démontré que les lobbys pharmaceutiques et financiers (qui forment le même cartel) ne lui veulent pas du bien. Ils cherchent à réduire, drastiquement, la population africaine. On conseille, donc, beaucoup de prudence aux dirigeants du continent africain. Leurs services techniques et sanitaires ont tout intérêt à toujours très très bien contrôler les médicaments et les vaccins (y compris traditionnels) qui entrent, désormais, dans leur pays car ceux-ci peuvent être inoculés de substances pouvant freiner la démographie africaine qui fait tant peur à l'Occident.

Le 16 mars, la start-up américaine, Moderna Therapeutics, a annoncé le lancement de l’essai clinique d’un candidat-vaccin contre le coronavirus. Non pas sur animaux, mais déjà, sur l’homme. Du jamais vu en termes de rapidité, a souligné la National Health Institute (le ministère fédéral américain de la Santé), qui a, néanmoins, approuvé l’étude clinique. Il faut dire que Donald Trump a annoncé 100.000 à 250.000 morts du coronavirus, ce qui risque de plomber sa réélection à la Maison Blanche, en novembre. Pour lancer cet essai de type 1 (qui doit vérifier l’innocuité du vaccin), Moderna a recruté quarante-cinq volontaires à Seattle. Quatre d’entre eux ont reçu une première injection (ils devront en recevoir une seconde un mois plus tard). Les autres volontaires devraient être inoculés cette semaine.

Les risques existent

Interviewé par le MIT Technology Review, Ian Haydon, un chargé de communication pour l’Université de l’Etat de Washington, est l’un des volontaires : « Je sais qu’il y a plusieurs petits facteurs de risque qui existent pour tous les vaccins, surtout, ceux basés sur une nouvelle technologie ».

L’approche de Moderna, est celle d’un vaccin à ARN. Un principe consistant à introduire une partie du génome du virus dans les cellules humaines afin qu’elles produisent une protéine virale qui stimulerait les défenses immunitaires. Aucun des vaccins de ce type n’a jamais été testé chez l’humain.

Pour le Pr Frédéric Tanguy, responsable du laboratoire d’innovation vaccinale de l’Institut Pasteur, à Paris, « c’est en contradiction avec les règles internationales qui disent qu’on ne teste pas chez l’humain de vaccin qui n’a pas prouvé son innocuité et son efficacité ».

L’Institut Pasteur, qui travaille sur plusieurs candidats-vaccins d’approche plus « traditionnelle » mais au fonctionnement éprouvé, veut, lui aussi, accélérer les procédures.

Un essai clinique de phase 1 (testant l’innocuité) sur l’homme serait envisagé entre août et octobre. Mais, les essais de phase 2 (efficacité) et 3 (sur un grand nombre d’individus) pourraient être menés de concert si les premiers résultats sont bons. « Les vaccins à base rougeole induisent 90 % d’immunité dès la première injection. On le saura rapidement », juge Frédéric Tanguy.

En attendant, les annonces de candidats-vaccins se multiplient. Le 23 mars, la Chine a lancé un premier essai clinique sur une centaine de volontaires de Wuhan d’un vaccin dont on sait peu de choses.

Un marché énorme

Lundi, 30 mars, la méga compagnie pharmaceutique, Johnson & Johnson, a annoncé avoir sélectionné un candidat-vaccin, et aurait lancé une production de masse, avant même la fin des tests animaux.

Il est, lui aussi, basé sur une nouvelle technologie (de vaccin à ADN) pas encore éprouvée. Tout comme d’autres approches de vaccins high-tech, qui, si elles aboutissent, ne seront pas à la portée de tous (Moderna annonce 500 dollars pour deux injections).

Le marché est potentiellement énorme. Le premier à aboutir aura un avantage. Les garanties de sécurité seront-elles suffisantes ? La confiance déjà écornée pour les vaccins les plus sûrs pourrait dramatiquement plonger si un vaccin contre le COVID-19 révélait de mauvaises surprises.

A cet égard, vigilance, vigilance, vigilance en Afrique que l'Occident veut à tout prix dépeupler. L'exemple du professeur, Jean-Jacques Muyembe, n'est pas à suivre (notre photo). Sans avoir eu l'avis du gouvernement, il avait négocié le début des essais cliniques du vaccin entre mai et août 2020 en RDCongo. Mais face au tollé général que son annonce a suscité, il a vite battu en retraite, après qu'il ait été, publiquement, désavoué par le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, en personne.

Voilà pourquoi il faut demander aux chercheurs africains de faire très très attention pour ne pas succomber à l'appât du gain.

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