CORONAVIRUS : Mort du grand chef Africain-Brésilien (« indigène ») Aritana Yawalapiti

Celui qui a consacré toute sa vie à la défense des droits de son peuple et de l'Amazonie, est décédé, mercredi, 5 août, du coronavirus. Il était âgé d'environ 70 ans. Avant de tomber malade, Aritana Yawalapiti avait lancé une campagne de récolte de fonds pour faciliter l'accès aux soins des membres de sa communauté. C'est une nouvelle tristement désolante parce qu'en Afrique, la pharmacopée traditionnelle permet de vaincre cette pandémie qui est considérée comme terrible dans le monde occidental. Si cette nouvelle n'est pas mise, à l'heure actuelle, à la connaissance de tout le monde, c'est sans doute à cause de la guerre que se mènent les laboratoires pharmaceutiques dont beaucoup ont investi des milliards de dollars pour trouver un traitement. Des traitements qui sont, pourtant, à la disposition des herboristes africains à très (très) peu de frais. Presque gratuitement.

Aritana Yawalapiti, qui souffrait d'hypertension, avait été admis dans une unité de soins intensifs et placé sous respiration artificielle, il y a deux semaines, dans un hôpital de Goiania, la capitale de l'Etat de Goias (Centre-Ouest).

Il avait été hospitalisé en raison d'une détresse respiratoire liée à une forme sévère de la maladie provoquée par le nouveau coronavirus.

Fervent défenseur des droits indigènes et de la préservation de la forêt amazonienne, le cacique était un important responsable de la région du Parc national du Xingu, dans le Mato Grosso, dans le Sud de l'Amazonie, dont est également originaire le chef emblématique, Raoni Metuktire, au célèbre plateau labial.

Le cacique Aritana avait dû quitter son village du Xingu pour aller dans un premier hôpital, dans l'Etat voisin du Mato Grosso, en raison de difficultés respiratoires.

Son état s'étant aggravé, il avait dû endurer un périple de neuf heures de route avec des bonbonnes d'oxygène pour relier, le 22 juillet, l'hôpital San Francisco de Assis de la ville de Goiania, mieux équipé.

Selon son fils, un frère et une nièce du cacique sont, aussi, morts d'une infection au nouveau coronavirus.

Le coronavirus dont le bilan va franchir, ces prochains jours, le cap des 100 000 morts au Brésil, a touché de plein fouet les « indigènes », en raison de leur immunité plus faible et d'une difficulté d'accès aux soins.

Plus de 22 000 d'entre eux ont été contaminés par le Covid-19 et 633 en sont morts, selon l'APIB, l'Association des peuples « indigènes » du Brésil. Cette organisation a accusé le président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, de n'avoir rien fait pour protéger les autochtones de la pandémie.

Près de 6 000 indigènes vivent dans la région protégée du Parc national du Xingu de 26 000 km2 dans la forêt amazonienne. Les peuples autochtones du Brésil sont en lutte constante contre les invasions de leurs terres pour des orpailleurs, bûcherons ou éleveurs.

Afriqueeducation.com demande (à haute voix) pourquoi l'information selon laquelle le coronavirus est traité en Afrique par la médecine africaine (pharmacopée traditionnelle), n'a pas été communiquée aux Africains-Brésiliens qu'on appelle abusivement les « indigènes » du Brésil ? Après avoir annoncé une hécatombe en Afrique par les « grands » infectiologues occidentaux, ces derniers n'arrivent plus à expliquer pourquoi l'Afrique a déjoué leurs mauvais pronostics. Ou plus exactement, ils refusent d'expliquer que c'est l'utilisation des médicaments de la pharmacopée traditionnelle africaine, qui a permis aux Africains de ne pas en faire une pandémie sur le continent. Et que le fait de communiquer les mêmes savoirs aux frères du Brésil aurait pu empêcher la mort à certains des 633 recensés comme tels dans leur communauté, mais, surtout, éviter la mort du chef Aritana Yawalapiti (notre photo).

Dans le même ordre d'idée, le Vatican va-t-il refuser (encore longtemps) de communiquer sur l'exploit de l'archevêque de Douala, Mgr Samuel Kléda, un naturopathe de très grande qualité, qui vient d'annoncer la victoire du Cameroun sur le coronavirus ? Mgr Samuel Kléda se base sur la baisse drastique des malades testés positif qui inondaient, il n'y a pas très longtemps, les hôpitaux catholiques du Cameroun où il faisait distribuer (gratuitement) par le canal des services de santé des diocèses, son traitement anti-Covid à base des plantes. Il a annoncé avoir guéri plus de 9.000 malades covid-19 et enregistré aucun décès. Paroles de l'archevêque confirmées par les malades et les journalistes camerounais. Pour être complet, le ministère camerounais de la Santé vient de reconnaître, à son tour, que le nombre de nouveaux malades Covid-19 était en décroissance permanente depuis quelques jours, et que le coronavirus ne représentait plus une grande menace à condition qu'on continue d'observer les mesures barrières de distanciation sociale.

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