CORONAVIRUS : Un laboratoire français propose un traitement pour 300.000 malades

Le laboratoire français Sanofi s'est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l'anti-paludique, Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades, après des essais jugés "prometteurs" auprès de patients atteints du Covid-19. Il est grand temps que les chercheurs africains s'y mettent, aussi, et associent à leurs recherches, les spécialistes africains de la pharmacopée traditionnelle, ainsi que, les guérisseurs, qui, parfois, font des miracles dans des villages dans le plus grand secret.

Au regard d'une étude aux résultats encourageants menée sur ce médicament, "Sanofi s'engage à mettre son traitement à la disposition de la France et à offrir plusieurs millions de doses qui pourraient permettre de traiter 300.000 patients", a indiqué, mardi, 17 mars, un porte-parole du laboratoire, tout en précisant que le groupe se tenait prêt à travailler avec les autorités de santé françaises "pour confirmer ces résultats".

Le Plaquenil, une molécule d'hydroxychloroquine, également, utilisée, depuis des décennies, dans les maladies auto-immunes de type lupus ou polyarthrite rhumatoïde, pourrait, en effet, avoir un effet sur la disparition du virus, a indiqué, lundi, 16 mars, le professeur, Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille.

Selon cette étude menée par le professeur Raoult sur 24 patients porteurs du coronavirus, six jours après le début de la prise de Plaquenil, le virus avait disparu chez trois quarts des personnes traitées.

La porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, avait indiqué plus tôt que ces essais cliniques étaient "prometteurs" et seraient étendus à un plus grand nombre de patients.

Ces nouveaux essais cliniques "seront réalisés avec une équipe indépendante du professeur (Didier) Raoult", a précisé Mme Ndiaye à l'issue d'un Conseil des ministres, soulignant qu'à ce stade "nous n'avons pas de preuve scientifique" que ce traitement fonctionne.

Plusieurs experts appellent, en effet, à la prudence en l'absence d'études plus poussées et en raison des effets indésirables pouvant être graves, notamment, en cas de surdosage.

"J'ai pris connaissance des résultats et j'ai donné l'autorisation pour qu'un essai plus vaste par d'autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients", a indiqué, de son côté, le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Il a émis l'espoir que ces nouveaux essais permettraient "de conforter les résultats intéressants" obtenus par le professeur Raoult.

Mais, "il est absolument fondamental d'asseoir toute décision de politique publique en santé sur des données scientifiques validées et les processus de validation, on ne peut pas négocier avec", a-t-il souligné à propos de ces essais.

Les initiatives des entreprises se multiplient face à la pandémie. Sanofi, qui travaille sur un vaccin contre le nouveau coronavirus, avait, déjà, annoncé, vendredi, 13 mars, la création d'un fonds d'amorçage pour soutenir l'effort de recherche des équipes de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans leur lutte contre le coronavirus.

Le groupe de luxe LVMH a aussi fait savoir dimanche qu'il agissait, en annonçant que sa branche parfums allait fabriquer des gels hydroalcooliques mis gracieusement à disposition des autorités sanitaires françaises.

Pendant que la France cherche, activement, une solution au coronavirus, l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé un véritable pavé dans la mare, en déclarant, mardi, 17 mars, dans une interview au quotidien, Le Monde, qu'en janvier, il avait demandé au président de la République, puis, au premier ministre, de différer la tenue des élections municipales à cause du coronavirus : « Quand j’ai quitté le ministère, assure-t-elle, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu ». « Depuis le début (de ma campagne à la mairie de Paris, ndlr), je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée ». « Je pense que j'ai vu la première ce qui se passait en Chine : le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J'ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j'ai envoyé un message au président (Macron) sur la situation. Le 30 janvier, j'ai averti Edouard Philippe (le premier ministre) que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein ».

La sortie de l'ancienne ministre va fragiliser encore plus l'exécutif au moment où Emmanuel Macron est au plus mal. Mais, elle a fait son choix : médecin de formation et mère de famille, elle ne pouvait plus garder pendant longtemps une telle situation qui lui restait en travers de la gorge ? En disant exactement ce qui s'est passé, elle s'est libérée même si en même temps, elle met le sommet de l'Etat en difficulté.

Aujourd'hui, elle ne rêve que d'une chose : vite reprendre sa place à l'hôpital comme médecin.

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